Médecine: l'examen d'entrée "n'est pas un concours déguisé", assure l'Ares

Près de 4000 étudiants passent ce vendredi à Bruxelles l'examen d'entrée aux études en sciences médicales et dentaires, dont la réussite est indispensable pour s'inscrire dans l'une des universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui organise ce genre d'études. "Comme tout examen, il a pour but, à un moment donné, de sélectionner", souligne Julien Nicaise, administrateur de l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares). "On ne peut parler de concours déguisé", martèle-t-il toutefois car aucun classement des candidats n'est réalisé.

Réussir l'examen d'entrée permettra d'accéder ou de poursuivre ses études mais il ne s'agit pas d'un "concours déguisé", affirme l'Ares. "Les candidats ne sont pas classés et il n'y a pas de chiffres à atteindre par rapport aux quotas, aux numéros Inami, qui sont imposés par le fédéral", souligne Julien Nicaise, administrateur de l'Ares.

Sur les 4200 étudiants inscrits (80% de résidents belges et 20% de non résidents), environ 200 se sont désinscrits. On peut estimer qu'environ 10% des personnes attendues ne se sont pas présentées à l'examen, selon la proportion observée en Flandre qui organise cette sélection depuis de nombreuses années.

Résultats au plus tard le 18 septembre

Les étudiants recevront leurs résultats par e-mail d'ici le 18 septembre, a précisé l'Ares. A titre de comparaison, la moyenne obtenue en Flandre tourne autour de 25% de réussite, un chiffre qui peut évoluer, selon les sessions, entre 10 et 40%. En Fédération Wallonie-Bruxelles, la moyenne du test d'orientation du secteur de la santé organisé depuis 2013 s'établissait autour de 15%. Cependant, bien que similaire, ce test n'était pas contraignant: les futurs étudiants étaient, en conséquence, moins préparés.

Les étudiants passent leur examen sous la surveillance de 350 personnes, une par rangée de 12 étudiants. Si un indice de fraude est constaté, un procès verbal est dressé mais l'étudiant peut continuer l'examen. Le jury avisera de la suite à donner. "A ce stade-ci, aucun incident n'est à signaler", assure Julien Nicaise à la mi-journée : "On sait que passer un examen génère du stress. Certains ont le sentiment de jouer une partie de leur vie professionnelle ici."

Une subvention de 800 000 euros a été accordée pour organiser l'examen d'entrée (600 000 euros) et les différents tests d'orientation du secteur de la santé (200 000 euros). Un coût similaire en Flandre mais du côté francophone, les étudiants ne participent pas financièrement. Un droit d'entrée de 30 euros leur est bien demandé mais est remboursé aux candidats qui se sont effectivement présentés.

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