Médecine: concours maintenu cette année, avant un examen d'entrée en 2017?

Médecine: concours maintenu cette année, avant un examen d'entrée en 2017?
Médecine: concours maintenu cette année, avant un examen d'entrée en 2017? - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

S'oriente-t-on vers une solution dans la saga des étudiants en 1ére année de médecine ? L'inquiétude croît chez les étudiants alors que les facultés sont en pleine période de proclamation de résultats et que la rentrée universitaire aura lieu dans 10 jours.

Les étudiants actuellement en première année de médecine qui ont réussi les 45 crédits nécessaires pour passer en deuxième, mais qui n'étaient pas classés en ordre utile à la suite du concours, pourraient passer en deuxième année.

Ce n'est pas vraiment une surprise après l'arrêt du Conseil d'État du mois d'août qui a suspendu les résultats du concours sur la touche et qui remettait comme simple condition pour passer dans l'année supérieure le fait d'avoir réussi 45 crédits sur 60.

Un seul problème, mais de taille : le nombre d'étudiants surnuméraires en médecine pour l'obtention d'un numéro Inami serait à nouveau en hausse.

Examen d'entrée pour la rentrée 2017-2018 ?

Quant aux étudiants qui rentrent cette année en première année de médecine, il est impossible, notamment du point de vue de l'agenda politique, de changer la donne alors que la rentrée aura lieu la semaine prochaine et que de nombreux étudiants sont déjà inscrits.

On s'orienterait donc vers un nouveau concours à la fin de l'année universitaire, mais il est plus que probable que le nouveau texte de ce concours soit cette fois bétonné sur le plan juridique pour éviter de nouveau recours.

Quid ensuite de la rentrée 2017-2018 ? Des informations dont nous disposons, il ressort que la rentrée suivante serait marquée par un examen d'entrée. Un examen, et non pas un concours, le concours étant bien plus sélectif.

Cela confirmerait ainsi que l'examen d'entrée est bien la solution retenue par la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open Vld) et le ministre francophone de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS), et dont l'instauration est "presqu'acquise".

Colère étudiante

Face à ce dénouement annoncé, les organisations étudiantes ont d'ores et déjà réagi par le biais d'un communiqué commun, en dénonçant "l'enterrement du débat sur les quotas". Ils "appellent la société civile à réagir pour l'avenir des soins de santé et une politique en la matière réellement en phase avec les défis présents et à venir".

Pour eux, le vrai débat n'a pas eu lieu entre les ministres De Block et Marcourt. L'instauration d'un examen d'entrée aux études de médecine, sans davantage de réflexion témoigne d'une "seule et unique volonté : enterrer le dossier problématique des numéros Inami, faire fi de l’absurdité de notre système de régulation des soins de santé et, à terme, mettre en danger l’accès à la santé alors que les quotas de Maggie De Block ont été recalés par le Conseil d’Etat et que la pénurie est avérée".

Les organisations étudiantes réclament que "les quotas soient revus par des audits externes", qu'aucun "lissage négatif" ne soit imposé et, enfin, qu'un numéro Inami soit délivré à tous les étudiants en cours d'études.

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