Médecin généraliste, un métier fondamental, mais qui n'attire plus

Médecin généraliste, un métier fondamental, mais qui n'attire plus
Médecin généraliste, un métier fondamental, mais qui n'attire plus - © THIERRY ZOCCOLAN - BELGAIMAGE

Le Forum des associations et des cercles de médecins généralistes francophones monte au créneau. Avec le soutien des syndicats représentatifs, l'Absym et le GBO, mais aussi les départements de médecine des universités, ils réclament tant au gouvernement fédéral qu'aux régions des mesures pour soutenir les praticiens. Leur rôle est primordial, disent-ils. Or, leur charge de travail ne va cesser de s’alourdir alors que la population est de plus en plus âgée.

Les généralistes résolvent 95% des problèmes de santé, mais la profession n'attire plus. Les médecins se font aussi de plus en plus vieux et de moins en moins nombreux. Il y a aussi le problème des quotas pour les numéros Inami, mais il n'est pas central. "Je pense que c'est un des problèmes, mais il est un peu caricatural", commente Guy Delrée, le président du forum des associations de généralistes.

"Nous réclamons à cor et à cri plus de jeunes, une relève qui vienne nous aider, et en parallèle, on entend que certains risqueraient de ne pas avoir de numéros Inami... C'est l'un des problèmes".

Mais Guy Delrée souhaite souligner le problème de l'attractivité-même de la profession, qui ne cesse de diminuer aux yeux des jeunes étudiants.  "Il y a eu des années où tous les numéros Inami dévolus à la médecine générale n'ont pas été distribués", veut-il rappeler. "Il est important de résoudre et d'inverser la tendance".

Les gardes, un problème central

Comment? En rassurant, essentiellement, explique-t-il, et en encourageant le travail "en groupe". "Il y a plusieurs façons de travailler ensemble, la maison médicale est l'une des façons de travailler ensemble, cela peut être aussi être dans des associations où on n'occupe forcément le même lieu physique".

Guy Delrée souligne aussi l'importance du problème des gardes: "Il faut une garde correcte où la récurrence n'est pas trop importante et où la sécurité est assurée. Si on ne résout pas ce problème-là, cela devient un frein important à l’attractivité des jeunes vers la médecine générale".

"C'est d'autant plus aigu dans les endroits ruraux, où il est plus difficile d'obtenir une récurrence de gardes acceptable", conclut-il.

WF, avec Marie-Paule Jeunehomme

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK