Maxime Prévot sur les hôpitaux: "Un besoin immense et des infrastructures qui ne sont pas adaptées"

Maxime Prévot sur les hôpitaux: "Un besoin immense et des infrastructures qui ne sont pas adaptées"
Maxime Prévot sur les hôpitaux: "Un besoin immense et des infrastructures qui ne sont pas adaptées" - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Ce jeudi au micro de Matin Première, Maxime Prévot était, en tant que ministre wallon de la Santé, interrogé sur les différents budgets annoncés par le gouvernement wallon. Avec 63 millions d'euros annoncés pour le secteur du handicap et plus de 30 institutions concernées, Maxime Prévot détaille: "Il y a un besoin immense et des infrastructures qui ne sont pas adaptées. Je suis très heureux d’avoir pu débloquer cette somme avec le gouvernement wallon et plusieurs secteurs comme le polyhandicap ou l’autisme qui feront partie des priorités. Je ne pourrai pas répondre à 100% aux besoins mais nous allons faire un grand bond en avant". 

Il n’est pas normal d’attendre parfois plus d’un an pour avoir de la place. Il faut être au rendez vous de cette solidarité inter-générationnelle

Parallèlement à cela, une enveloppe de 187 millions d'euros a été promise pour les pensionnés. Sur ce point, le ministre assure que "ce ne sont pas des promesses en l’air. Cela permettra de créer du nouveau et remettre à neuf l’ancien, avec la création de nouvelles maisons de retraite. Il n’est pas normal d’attendre parfois plus d’un an pour avoir de la place. Il faut être au rendez vous de cette solidarité inter-générationnelle". 

Système hospitalier, logique et enjeux 

Alors que la ministre de la Santé au fédéral Maggie De Block est en train de dessiner sa grande réforme dans le paysage hospitalier, Maxime Prévot comprend. "Je peux souscrire à la logique de Mme De Block visant à rationner le paysage hospitalier car on ne peut plus faire tout partout et il faut arrêter cette course au dernier cri dans les hôpitaux, qui veulent le dernier scanner… etc", explique-t-il.

Cependant, si sur le fond le ministre de la santé wallon comprend, il s'interroge tout de même et pointe les enjeux majeurs inhérents à ce dossier. "Il faut rationaliser dans le sens de mettre en concertation les hôpitaux. Des pôles d’excellence doivent se développer et il y a deux grands enjeux: la proximité car nous ne devons pas imposer aux gens de faire 150 kilomètres pour se rendre à l'hôpital, et l'accessibilité, y compris financière. Les établissements vont être amenés à travailler ensemble et j'espère qu'ils le feront sur base géographique".

RER et ORES

Posant sur le côté sa casquette de ministre de la Santé pour mettre successivement celle de ministre des Travaux publics puis de bourgmestre de Namur, Maxime Prévot est également revenu sur le RER et l'intercommunale ORES. Sur ce premier point, le ministre "applaudit avec deux doigts", mais "évite d’être béatement enthousiaste". "Aujourd’hui il n’y a toujours pas de certitude pour un financement clair pour le RER, aucune garantie ferme sur les investissements", ajoute-t-il.

Concernant ORES enfin, Maxime Prévot a clôturé son oral face à Thomas Gadisseux en se voulant rassurant et confiant. Pour le bourgmestre de Namur, inutile de comparer le cas ORES avec le scandale qui ébranle Liège depuis un certain temps maintenant, Publifin. "Je ne l’espère pas et je ne le crois pas. La manière de fonctionner est différente, je n’ai aucune façon de penser que c’est comparable".