Maxime Prévot réveillé chez lui au son des casseroles par une douzaine de gilets jaunes

Les gilets jaunes namurois se sont rendus au domicile du bourgmestre de Namur et président du cdH, Maxime Prévot vers 4h ce matin. A peine délogés du dépôt Proxifuel de Wierde, ils ont donc trouvé rapidement une nouvelle cible. 

Les gilets jaunes ont déjà quitté hier soir le site de Proxyfuel de Wierde qu'ils ont bloqué ce mercredi car la direction a menacé de les expulser avec huissier et astreintes à la clé. Hier la police est aussi passée et leur a adressé des amendes administratives qui peuvent monter jusque 250 euros. Ils ont donc levé le camp et auraient dirigé leur colère ailleurs : devant la porte du bourgmestre de Namur Maxime Prévot.

Les gilets jaunes sont allés réveiller Maxime Prévot en pleine nuit à son domicile au son du bruit de casseroles: "Ma femme, nos enfants et, malheureusement pour eux, nos voisins avons été réveillés par une douzaine de gilets jaunes, ils se sont revendiqués comme tels, a expliqué Maxime Prévot ce matin. Ils ont hurlé devant mon habitations, ont appuyé de manière intempestives sur la sonnette, jeté des cailloux sur la façade pour revendiquer je ne sais pas trop quoi... "

Confusion des genres?

Maxime Prévot est sorti sur le pas de sa porte et a tenté de discuter avec les gilets jaunes présents. Il a écouté les revendications du commando présents: "Dans les flots de propos agressifs, j'ai pu déceler une revendication pour un référendum d’initiative populaire mais c'était lié à des critiques sur la mendicité ou le parc Léopold... Mais quoiqu'il en soit, je ne suis pas sûr qu'en agissant de la sortie ils seront mieux entendus".

Plusieurs photos publiées par l'élu sur sa page Facebook montrent des dégradations. On peut aussi y voir des panneaux plantés dans son jardin avec des slogans comme "Pas de transparence, pas de démocratie", "Le RIC, pas la N-VA", ou encore "Le parc Léopold, pas un règlement anti-mendiants". Maxime Prévot n'a toutefois l'intention de porter plainte. "Les dégradations ne sont pas irréversibles et ne nécessiteront pas l'intervention de corps de métier", a-t-il expliqué. "Qui plus est, je ne suis pas capable de les identifier". Je ne veux pas faire perdre du temps à la police, qui a bien d'autres choses plus importantes à faire", a-t-il conclu.

Le bourgmestre de Namur n'a pas trop compris l'intrusion. Le mélange des genres, entre une action des gilets jaunes mêlée à des revendications liées principalement à sa fonction de bourgmestre comme la polarisation du débat autour de la refonte du parc Léopold et l'installation d'un centre commercial dans le centre de Namur, l'étonne. 

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