Maxime Prévot: "Le cdH ne mènera pas une opposition au bazooka"

Maxime Prévot, le président du cdH, désormais dans l’opposition en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, veut éviter "les procès gratuits" à l’heure de faire un premier bilan des accords conclus entre le PS, le MR et Ecolo. "Nous serons constructifs, nous ne ferons pas une opposition de type PTB qui tire au bazooka sur tout ce qui bouge, mais nous n’avons pas pour autant fait vœu de silence ni d’abstinence de paroles critiques par rapport à l’exécutif qui se met en place".

Un regret majeur néanmoins à la lecture de cet accord wallon, celui de voir passer à la trappe l’Assurance autonomie, prévue par le précédent gouvernement wallon (MR-CDH) et porté par son parti. Maxime Prévot rejette catégoriquement l’argument selon lequel cela aurait été impayable. Le coût, dit-il, était chiffré à 60 millions d’euros. "L’ambition climatique a occulté d’autres urgences, dont l’urgence démographique. On a une population vieillissante, qui demande à pouvoir bénéficier de soins, financièrement accessibles, pour rester à domicile, ou pour pouvoir se payer les maisons de repos. Et l’assurance autonomie, elle était dans le programme du MR, elle était portée par le PS et par Ecolo, tous les trois ont revendiqué de vouloir la mettre en œuvre et ici elle passe à la trappe".

En ce qui concerne l’accord de gouvernement pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, et notamment en ce qui concerne l’enseignement, Maxime Prévot se réjouit que le Pacte d’excellence ait été préservé, y compris le tronc commun. "C’est une belle reconnaissance pour le cdH, une belle reconnaissance du travail impulsé par Joelle Milquet et porté par Marie-Martine Shyns. D’autres dossiers portés par les socialistes ont eux été recalés. On songe ici au fameux décret inscription qui a été abrogé et qui sera remplacé".

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