Maxime Prévot (cdH) : "Les écoles sont une illustration du flou artistique de la mise en œuvre du CNS"

Ce lundi 25 mai, le déconfinement se poursuit dans les écoles. Le retour à l’école ne se passe néanmoins pas de la même manière dans toutes les zones du pays. Pour Maxime Prévot, président du cdH et bourgmestre de Namur, cette situation est "une illustration du flou artistique de la mise en œuvre du Conseil national de sécurité".

"Les familles ne savent plus sur quel pied danser", lance Maxime Prévot, invité de Matin Première. Le président du cdH estime qu’il y a besoin de plus de clarté dans l’application des mesures prises par le Conseil national de sécurité.

"En Flandre, toutes les classes vont reprendre, on évoque même la reprise des classes maternelles. Dans l’espace francophone, on est plus réservés, timorés. Peut-être a-t-on moins d’infrastructures scolaires de qualité suffisant pour permettre cet accueil…", explique le président du parti qui plaide pour un investissement massif dans les infrastructures scolaires.

Le bourgmestre de Namur explique que tout ne se passe pas comme prévu dans sa ville : "On aurait souhaité reprendre les cours de deuxième primaire, mais on a renoncé, car les conditions sanitaires imposées ne permettaient d’accueillir dans des conditions optimales les élèves.Mais, pour Maxime Prévot, pas question de faire des sacrifices en matière de santé ou de sécurité : "Si les conditions évoluent, la capacité d’accueil pourrait aussi évoluer."

Le contenu importe

Le président a rencontré vendredi Paul Magnette dans le cadre des discussions du duo socialiste pour ouvrir la voie à un nouveau gouvernement.

Selon lui, c’est un premier tour de table, en non pas de négociations à proprement parler : "Ce n’est pas illégitime que la famille socialiste prenne une initiative de contact. On sait très bien que si une majorité de gouvernement stable doit prendre le relais du gouvernement Wilmès, ce n’est pas à partir du 15 août qu’on va commencer à se préparer."

L’honnêteté intellectuelle m’impose de reconnaître que la N-VA travaille de manière de correct.

Les discussions se font avec les 10 partis représentés dans le kern élargi, dont la N-VA. Pour le président du cdH, le parti nationaliste se montre constructif : "L’honnêteté intellectuelle m’impose de reconnaître que la N-VA travaille de manière de correct. Doit-elle faire pour autant partie du prochain gouvernement ? Il y a un pas que je ne franchis pas encore."

Interrogé sur la composition d’un éventuel futur gouvernement, Maxime Prévot réplique : "Si on veut trouver une solution, il faut que les politiques et les postures antérieures. Les politiques doivent changer leur logiciel, les journalistes aussi. Vous posez toujours la question de casting et non de contenu. Laissez-nous le temps… "

13 milliards : trop peu

Le président du cdH souhaite mettre en avant trois mesures lors de ces discussions : exonérer les cotisations et charges patronales, réduire la TVA pour l’horeca de 21 à 6 voire 3% pour les plats à emporter ainsi qu’élargir les conditions d’accès au statut d’artiste.

Selon lui, les treize milliards d’euros investis par le fédéral peuvent sembler beaucoup, mais c’est encore trop peu. Avant de conclure : "Dans un premier temps, il faut muscler les deux jambes, indépendant et le secteur non-marchand, pour nous relever et ensuite courir vers une transition beaucoup plus verdurisée mais aussi plus humanisée de notre économie."