Matériel de protection et tests coronavirus: qui doit être servi en premier? Voici les priorités établies par le gouvernement

Tant pour la distribution de masques et de matériel de protection que pour le testing, les autorités à la manœuvre face au coronavirus en Belgique, ont décidé quels étaient les groupes prioritaires, suivant ainsi les recommandations des experts.

Les professionnels de la santé d’abord

Ainsi, en priorité, le matériel ira au personnel soignant des Unités COVID (non-unité de soins intensifs), aux soignants dans les centres de tri, et auprès des collectivités résidentielles – des homes, par exemple – où il existe des suspicions ou des cas avérés.

En somme, tous les professionnels de la santé, en priorité ceux qui sont en contact direct avec le virus.

Le personnel des pompes funèbres et des services mortuaires font aussi partie des priorités de premières lignes, en contact direct.

Dans la même lignée, les chercheurs en laboratoire qui travaillent au contact du virus, " sans hotte laminaire", dit le communiqué sont prioritaires.

Ensuite dans l’ordre de priorité, on retrouve "les prestataires de services d’ambulance dans les ambulances non-COVID-1, les services d’aide à la jeunesse et toutes les collectivités", qui sont peut-être moins en contact direct avec le virus mais qui pourraient se retrouver impactés.

Le contact direct : déterminant

Cette liste de priorité a pour but d’établir un cadre, "elle n’est pas exhaustive". Ce qui prime, c’est la notion de contact direct ou non avec le Covid-19. Ce sont d’abord ces personnes qui doivent recevoir des masques.

Pour l’heure, la même politique est appliquée aux personnes à tester en priorité. La proximité avec le virus impose le caractère prioritaire. Ainsi les personnes qui seraient hospitalisées et avec une forte suspicion seront d’office prioritaires. Par ricochet, le personnel soignant "qui prend en charge des personnes à risque de développer une forme sévère", sont prioritaires avec une exigence de résultat rapide : 24h ! Le but ? "Eviter d’écarter trop longtemps une personne non COVID-19 du lieu de travail, si les symptômes sont légers,", justifie le Risk Management Group.

Les professionnels en charge de personnes à risque et présentant des symptômes seront prioritaires également.

Quid des collectivités ?

"Tout patient hospitalisé dans une collectivité présentant des symptômes d’infection respiratoire", est en priorité pour les tests.

Selon le communiqué, le simple fait d’avoir été en contact avec un cas confirmé suffit à "considérer le patient comme un cas confirmé et appliquer les mesures de contrôle".

Au sein des collectivités, les autorités prévoient que toutes les personnes qui entrent dans une collectivité comme une prison ou encore un home, et qui présentent des symptômes doivent être testées.

Élargir la capacité de testing ?

Les autorités précisent que si les capacités d’effectuer des tests augmentent, alors les professionnels de la santé étant en contact avec de potentiels patients contaminés (et donc non avérés) pourront également être testés de même que les personnes les plus à risques, dans la mesure où "elles peuvent avoir besoin plus rapidement d’une assistance respiratoire".

 

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