Masques obligatoires : "Si l’épidémie devait reprendre, nous pourrions prendre des mesures supplémentaires", avertit Sophie Wilmès

La Première ministre Sophie Wilmès est revenue ce vendredi sur la décision prise la veille par le Comité de concertation d’imposer le port du masque dans de nouveaux lieux publics, afin de lutter contre la propagation du covid-19. A partir du samedi 11 juillet, le masque sera obligatoire dans les magasins et les centres commerciaux, mais aussi dans les cinémas, les salles de spectacle ou de conférence, les auditoires, les lieux de cultes, ainsi que les musées et les bibliothèques.

"Nous basons toujours nos décisions sur des avis d’experts", a affirmé la Première ministre, expliquant qu’il y avait eu ce jeudi un avis du Conseil supérieur de la santé et du GEES. Les deux conseils demandaient l’obligation du masque "dans certaines circonstances", ce qui a motivé la décision du gouvernement fédéral. Selon Sophie Wilmès, c’est également ce qui fait que la décision d’obliger le masque n’a pas été prise plus tôt, malgré les alertes de certains spécialistes.

Cette décision va-t-elle évoluer ? "On espère un jour ne devoir ni restreindre nos libertés, ni devoir porter de masque : c’est l’objectif à moyen terme, répond Sophie Wilmès. Entre temps, nous ne savons pas comment l’épidémie va évoluer." Dans ce contexte, le masque est un moyen d’éviter une recrudescence de l’épidémie, mais "ce n’est pas le seul moyen", note la Première ministre, rappelant que "la distanciation sociale reste le point majeur".


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Tout dépendra donc de l’évolution de la situation. "Si l’épidémie devait reprendre, nous pourrions prendre des mesures supplémentaires, que ce soit en termes de port du masque, de fermeture, de restriction des libertés, avertit Sophie Wilmès. Ce n’est pas drôle mais ce sera peut-être un jour nécessaire."

Le durcissement de l’obligation est-il lié à un certain relâchement de la vigilance au sein de la population belge ? "On constate que les chiffres stagnent pour le moment, mais ce qui comptait surtout pour nous, c’était d’avoir un avis clair et unanime des experts", affirme la Première ministre.

L’obligation étendue du port du masque devrait être entérinée dans la journée par le Conseil national de sécurité. Une réunion du CNS est par ailleurs prévue pour le 15 juillet.

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