Marie-Christine Marghem révèle ce que coûtera à chaque Belge la sortie du nucléaire

Le pacte énergétique voulu par les entités fédérées et le fédéral pourrait reprendre vigueur. C'est en tout cas ce que dit la ministre fédérale de l'Énergie, Marie-Christine Marghem (MR). Elle vient de recevoir les résultats des études sur l'impact financier de ce pacte. Et devinez ce que va nous coûter la sortie du nucléaire ?

Ce pacte était placé en attente par la N-VA depuis la fin de l'année dernière. Le parti nationaliste flamand reprochait un flou sur les coûts et s'interrogeait aussi sur l'opportunité de sortir du nucléaire en 2025.

Il avait alors été décidé de demander une étude sur ces coûts. Le Bureau du Plan et un professeur de l'Université de Gand s'en chargeaient.

Un prix concret, pour chaque ménage

Aujourd’hui, ces rapports sont arrivés. Marie-Christine Marghem évoque quelques conclusions dans La Libre Belgique. Elle évalue notamment l'impact de la sortie du nucléaire sur la facture d'électricité des ménages.

Très concrètement, l'augmentation devrait être de 15 euros hors TVA par an et par ménage.  Sur les ondes de la RTBF, la ministre de l'Énergie évoque aussi la construction possible de centrales à gaz. Elle estime que le pacte énergétique est désormais à portée de main.

Un rapport positif

Le rapport sur les coûts d’une sortie du nucléaire est un rapport positif, explique la ministre de l'Energie. Selon elle,  il permettra de trouver un accord politique sur le pacte énergétique. Rappelons que le pacte prévoit  la sortie du nucléaire d’ici à 2025: "Évidemment, la sortie du nucléaire coûtera un peu plus cher, bien entendu. Cela n’est pas neutre, mais l’augmentation attendue n’est pas, à mon avis, aberrante pour la facture du citoyen. C’est donc une augmentation qui peut être consentie par le citoyen qui souhaite sortir du nucléaire parce qu’il y a la crainte du nucléaire, de cette technologie et des dangers qu’elle comporte non seulement dans son exploitation, mais également dans les déchets qui sont issus de cette exploitation. Comme je le dis toujours, si on a cette crainte, on doit évidemment établir un autre scénario. C’est ce que nous avons fait. Il n’y a pas 36 solutions, on ne peut pas choisir le charbon qui est hautement polluant, on ne peut pas choisir le pétrole qui l’est également, on choisit donc une énergie un peu polluante certes en termes de CO2, mais qui est quand même nettement plus propre et plus réactive, et qui est le gaz."
 

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