Marghem: la crise catalane "doit se régler par la voie politique et non judiciaire"

Marie-Christine Marghem, ministre fédérale de l'Environnement
Marie-Christine Marghem, ministre fédérale de l'Environnement - © RTBF

Pour la ministre fédérale de l'Environnement Marie-Christine Marghem (MR), invitée de Matin Première ce vendredi, la crise catalane "doit se régler par la voie politique et non par la voie judiciaire. Le contexte judiciaire que l'on connaît (le mandat d'arrêt européen émis contre le président catalan destitué Carles Puigdemont, ndlr) est fondé sur des éléments de droit démocratique que nous devons respecter."

"Nous ne pouvons pas intervenir dans la souveraineté nationale d'un pays, nous devons respecter les lois et la Constitution de ce pays. Nous devons faire en sorte que les choses se passent le mieux possible devant nos juridictions qui devront examiner ce cas. Les conventions internationales avec l'Espagne prévoient que si monsieur Puigdemont était d'accord de se rendre en Espagne, nous devrions le déférer dans les dix jours. S'il n'est pas d'accord, il y aura un débat judiciaire en Belgique, et la Belgique doit le déférer dans 60 jours".

"Dire des sottises"

Le secrétaire d’État Theo Francken s'est déclaré ouvert à l'introduction d'une demande d'asile par Carles Puigdemont et le président de la N-VA Bart De Wever a déclaré qu'il serait toujours le bienvenu en Belgique. "Les petites déclarations des uns et des autres pour montrer qu'on est là ne vont pas m'entraîner à dire des sottises" réagit Marie-Christine Marghem. "Ces choses sont agréables à entendre aux oreilles de certains. Techniquement monsieur Puigdemont peut demander l'asile, mais on a affaire à un ressortissant d'un État européen démocratique. Manifestement, cette demande d'asile formulée en Belgique n'aura pas d'effet concret, puisqu'il ne risque pas pour sa vie ni pour son intégrité physique dans le pays dont il est ressortissant".

Selon la ministre, "en Belgique nous n'aurions pas prévu un arsenal judiciaire de cet ordre pour des question liées à des revendications culturelles et linguistiques. C'est justement là que la Belgique a une plus-value : c'est le dialogue politique".

Climat: "La Belgique n'en fait pas assez"

Au moment où s'ouvre à Bonn la COP23, la ministre de l'Environnement reconnaît que "probablement la Belgique n'en fait pas assez" pour lutter contre le dérèglement climatique. Mais "qui peut dire aujourd'hui qu'il en fait assez pour sauver la Terre? On fait son possible, mais peut-être que le possible n'est pas encore suffisant".

Le Plan national Energie-Climat n'est pas encore prêt, "nous sommes dans les délais pour rendre un draft à l'Europe pour 2018 et le dossier final pour 2019" dit Marie-Christine Marghem. "Un des objectifs européens pour 2030 est de diminuer de 40% les émissions de gaz à effet de serre, explique-t-elle. Pour atteindre cet objectif, "l’État fédéral belge à de l'avance et incite les Régions à suivre le mouvement et à accomplir les efforts nécessaires".

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