Marche contre Marrakech: "les échauffourées ont éclaté après la fin du travail" de Schild&Vrienden

Marche contre Marrakech: "les échauffourées ont éclaté après la fin de notre travail", selon le fondateur de Schild&Vrienden
Marche contre Marrakech: "les échauffourées ont éclaté après la fin de notre travail", selon le fondateur de Schild&Vrienden - © Tous droits réservés

Le fondateur du mouvement d'extrême droite Schild en Vrienden, Dries Van Langenhove, a déploré ce dimanche soir la tournure prise par la "marche contre Marrakech", organisée à Bruxelles à l'appel d'associations de droite et d'extrême-droite flamandes opposées au pacte de l'ONU sur les migrations et qui s'est terminée dans la violence.

"Un certain nombre de petites échauffourées ont éclaté. Nous le déplorons en tant qu'organisation, mais nous soulignons que cela s'est produit après la fin de notre travail et du travail de nos stewards volontaires" a affirmé Dries Van Langenhove dans un message vidéo posté sur Twitter.

La marche, partie de la gare de Bruxelles-Central, s'est d'abord déroulée sans incidents majeurs, jusqu'aux discours, prononcés au rond-point Schuman, au cœur du quartier européen de la capitale.

Des affrontements entre manifestants et police ont eu lieu en fin de rassemblement près du Berlaymont, l'un des bâtiments de la Commission européenne, quand des fauteurs de trouble dont certains se masquaient le visage ont arraché des pavés, des poteaux, et ont visé les forces de l'ordre.

La police a répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes et de lances à eau pour disperser les fauteurs de troubles.

La violence et le racisme c'est pour les idiots

Près d'une centaine de personnes ont été interpellées, dont six personnes ont fait l'objet d'une arrestation judiciaire, dont trois pour des dégradations du bâtiment de la Commission européenne et deux pour "des faits de rébellion armée", selon le parquet de Bruxelles.

L'ancien secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA), avait exprimé samedi son soutien aux participants à la "Marche contre Marrakech", en référence à la ville marocaine où le pacte de l'ONU a été formellement approuvé lundi. Il a affirmé partager leur "colère", leur "frustration" et leur "inquiétude". Il avait toutefois appelé les manifestants à rester "soigneux".

Theo Francken a dimanche déploré les débordements sur Twitter. "La critique du pacte sur les migrations est parfaitement justifiée. La violence et le racisme c'est pour les idiots", a-t-il souligné.

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