Marcel Cheron: "Ecolo est un parti crédible"

"Ce sont des gens qui sont censés être dans une majorité, qui sont censés répondre à ce que Rudy Demotte, le ministre-président, a dit il y a deux jours, qu’il y a une cohésion gouvernementale à assumer, mais qui défendent une politique du passé, et qui font d’Ecolo une cible alors qu’Ecolo est un moteur de changement", ajoute-t-il.

"Le général de Gaulle parlait d’un quarteron de généraux ; il y a un quarteron de parlementaires du passé, des sous-localistes, des gens qui n’ont pas envie d’une modification de habitudes", ajoute le sénateur de Communauté, en précisant qu’il ne vise pas la majorité des députés socialistes et humanistes.

"Ecolo est crédible"

Marcel Cheron estime que son parti est crédible, dans la discussion sur la réforme de l’Etat, par exemple, du point de vue-même des partis politiques de ces "quelques francs-tireurs". Ecolo a accepté l’accord entre les partis francophones et flamands, et s’attache, avec la majorité, à le mettre en œuvre.

Mais cette réforme n’accuse-t-elle pas un grand retard? "Il y a un souci informatique d’échange de données pour la loi spéciale de financement, et moi je ne vois pas de souci politique", estime-t-il.

Crédible, Ecolo l’est surtout de par son bilan de participation à l’Olivier, dans la majorité en Wallonie. "Dans les pôles de compétitivité, la technologie verte est le deuxième pôle qui fait le plus d’emplois; ce sont les chiffres", déclare Marcel Cheron. "Par ailleurs, les alliances emploi environnement portent leurs fruits", ajoute-t-il, comme pour mettre en évidence la patte de son parti dans la politique gouvernementale wallonne.

Mais Marcel Cheron ne se laisse pas tenter par l’autre bord: si ses répliques vis-à-vis de certains parlementaires de la majorité sont acerbes, la charge qu’il porte contre le parti libéral est tout aussi solide. La responsabilité politique du MR aujourd’hui? C’est "l’expression politique de ce que ce libéralisme débridé, avec ce système bancaire non régulé, qui nous a amené dans cette crise gravissime, et la responsabilité politique du MR est totale et fondamentale", assène Marcel Cheron. Qui égratigne au passage le chef de file de l’opposition, Willy Borsus, qui "brasse beaucoup de vent mais ne produit rien".

"Ce sont les citoyens qui décideront"

Pour Marcel Cheron, cependant, l’Olivier wallon n’est pas mort. "Les jeux ne sont pas faits, heureusement", dit-il. "Ce sont les citoyens qui se prononcent", des citoyens qui comprennent qu’Ecolo est l’objet d’"attaques politiciennes".

Le parti vert, ajoute Marcel Cheron, donne rendez-vous après son congrès samedi, pour préciser quels moyens il compte mettre en œuvre pour le développement de son programme d’écologie politique, qui reste, pour lui, "l’avenir de l’économie et de l’emploi".

Marcel Cheron a également évoqué la réforme des cours de religion et de morale dans l'école officielle. Il se dit favorable à une amélioration du système en vigueur. "Il y a une nécessité, dans ce 21ème siècle, de reparler du sens, des questions importantes de philosophie, d’histoire comparée des religions", estime-t-il. Une heure, sur les deux prévues par décret aux cours de religion ou de morale, serait utile pour aider à répondre à ce genre de questions, ajoute le sénateur Ecolo.

W. Fayoumi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK