Manifestation nationale: "Une urgence sociale à remobiliser la population", selon la FGTB

La FGTB Bruxelles envisage aussi ces actions comme une obligation de sensibiliser. Le direction prise par le gouvernement n'est pas bonne, il faut en changer.
La FGTB Bruxelles envisage aussi ces actions comme une obligation de sensibiliser. Le direction prise par le gouvernement n'est pas bonne, il faut en changer. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Le printemps social est bel et bien là. Les syndicats annoncent un nouveau plan d'actions. La manifestation nationale en front commun syndical, annoncée pour le mardi 24 mai en donnera le coup d'envoi "contre ce gouvernement de menteurs et de larbins", avec notamment une journée de grève nationale le 24 juin, a affirmé ce 1er mai Thierry Bodson, le secrétaire général de la FGTB wallonne. Les dates seront confirmées demain.

Les dernières mesures du gouvernement Michel sur le temps de travail ou les pensions ne passent pas. Du côté bruxellois aussi, le message est clair: il faut agir: "Nous allons faire une grande manifestation syndicale en front commun à Bruxelles et nous allons devoir, fin juin et août-début septembre, organiser des ripostes et on parle évidemment à ce moment-là de grève générale, confirme Philippe Van Muylder, Secrétaire général de la FGTB Bruxelles. Il y a aujourd’hui, je pense, une urgence sociale à remobiliser nos militants, au-delà de remobiliser la population".

"Une nécessité. La précarité c’est le premier combat."

Une mobilisation qui semble nécessaires aux yeux de bien des militants rassemblés dimanche Place Rouppe à Bruxelles pour le 1er mai: "Je pense qu’on va devoir se battre, c’est sûr et certain, ne fût-ce que pour maintenir nos acquis, ne pas régresser, c’est sûr et certain. La précarité c’est le premier combat".

La FGTB Bruxelles envisage aussi ces actions comme l'obligation de sensibiliser. Le direction prise par le gouvernement n'est pas bonne, il faut en changer: "Si on ne fait rien, il est certain que tout passera. C’est aussi tirer la sonnette d’alarme. Je crois qu’il est temps maintenant de discuter d’une alternative au niveau politique, au niveau économique".

Philippe Van Muylder voit d'ailleurs des lueurs d'espoir dans certaines initiatives: "Il y a une plateforme, tout autre chose, "hart boven hard" qui s’est développée en Belgique. Ça montre cette nécessité d’avoir un changement dans la politique et si on peut avoir un soutien qui dépasse le cadre syndical, c’est quelque chose qui est nouveau en Belgique, c’est quelque chose qui est fantastique".

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