Manifestation nationale: mobilisation historique entachée de violence

Plusieurs voitures brûlaient dans les rues de Bruxelles, lors de la manifestation nationale
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Plusieurs voitures brûlaient dans les rues de Bruxelles, lors de la manifestation nationale - © NICOLAS MAETERLINCK

Des voitures incendiées, retournées, plusieurs vitrines brisées, des policiers et des manifestants blessés... Des faits de violence considérables ont laissé Bruxelles, par endroits, dans un piteux état après une manifestation nationale à la mobilisation historique, alors que plus de 100 000 personnes ont protesté contre les mesures du gouvernement Michel. La ville de Bruxelles envisage d'ailleurs de porter plainte avec constitution de partie civile.

Jeudi soir, le bourgmestre Yvan Mayeur pointait du doigt les quelque 200 dockers anversois et des hooligans venus selon lui "casser Bruxelles".

Si ce n'était absolument pas le cas pour la grande majorité des 100 000 personnes venues battre le pavé, certains manifestants se sont en effet détachés par leur comportement provocateur et violent. Douze policiers ont été blessés dont deux grièvement, et une trentaine de casseurs ont été arrêtés.

Christian de Coninck, le porte-parole de la police de la zone de Bruxelles, explique qu'"en fin de manifestation à hauteur de la gare du Midi, les dockers, infiltrés par des anarchistes, ont chargé les forces de l'ordre qui ont dû riposter en utilisant les arroseuses et des gaz lacrymogènes".

"Ils ont commencé à tout casser, à jeter des pierres partout et à mettre le feu aux voitures de police", expliquait un témoin jeudi soir. "Ils ont même poussé un agent de sa moto avant d'y mettre le feu", ajoutait-il.

Un autre témoin explique les avoir vu "casser des voitures, les incendier et brûler des poubelles", quand une manifestante déclare que "les flics ont réagi après ces provocations, alors qu'ils étaient assez passifs au début".

Pour elle, la réaction était toutefois excessive: "Ils nous ont alors balancé des gaz lacrymogènes et on a tous commencé à suffoquer", dit-elle en ajoutant ne pas comprendre pourquoi "tout le monde s'en est pris".

Au-delà de ces faits de violence, la manifestation de ce jeudi a donc eu un énorme succès populaire: la police estime que plus de 100 000 personnes se sont rassemblées dans les rues de la capitale.

Les syndicats ont par ailleurs prévu de maintenir la pression sur le gouvernement jusqu'à la grève générale du 15 décembre prochain.

Le dialogue social pourra-t-il commencer dans ce climat tendu? Invités par le gouvernement après la manifestation, les syndicats sont sortis déçus de la rencontre.

C'est à Kris Peeters, le ministre de l'Emploi, que revient la mission de renouer discrètement la concertation.

RTBF

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