Manifestation du PP: une trentaine de contre-manifestants interpellés

Interpellation de contre-manifestants
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Interpellation de contre-manifestants - © RTBF

Près d'une centaine de personnes se sont rassemblées dimanche, à 11h00, Place royale, pour la manifestation organisée par le parti populaire contre le "fascisme islamiste" dans laquelle des membres du mouvement Nation se sont invités. Des contre-manifestants issus des Jeunes FGTB et JOC ont par ailleurs été interpellés.

Malgré leur pancarte sur laquelle est inscrit "Musulmans modérés bienvenus - Musulmans intégristes dehors", aucune personne de la communauté musulmane n'a répondu à l'appel du PP contre l'intégrisme musulman. Le président du Parti populaire, Mischaël Modrikamen, s'est dit déçu qu'ils ne condamnent pas ouvertement les intégristes et estime qu'un tiers des musulmans en Belgique pourraient être sensibles à ces théories.

Des citoyens de la communauté musulmane de Molenbeek organiseront, pour leur part, une manifestation dimanche prochain.

Devant la Place royale, les manifestants se sont divisés en deux groupes distincts. Les citoyens et membres du Parti populaire, d'un côté, et près d'une quarantaine d'adhérents au mouvement Nation, de l'autre.

Le vice-président du PP, Philippe Chansay-Wilmotte, a quant à lui parlé de "parasitage" et refuse que le Parti populaire soit assimilé à des mouvements d'extrême-droite. Les relations entre les deux groupes sont tendues, mais aucune confrontation n'a été constatée.

Des contre-manifestants interpellés

Une contre-manifestation organisée, entre autres, par la Jeunesse Ouvrière Chrétienne a rassemblé, dimanche, à 11 heures, place Poelaert, à Bruxelles, une cinquantaine de personnes. Celles-ci ont essayé, une première fois, de rejoindre la manifestation "contre le fascisme islamiste" organisée par le Parti populaire, sans succès. Mais des contre-manifestants ont finalement réussi à rejoindre les manifestants, à leur rassemblement de fin de parcours, à Trône. Une trentaine de contre-manifestants ont été interpellés dans le métro.

Les militants du Parti populaire sont rentrés chez eux, en voyant la situation dégénérer.
 
Quant aux manifestants du mouvement d'extrême-droite Nation, qui se sont aussi invités à la manifestation du PP, ils ont quant à eux été encadrés par un cordon de policiers, d'un côté du carrefour Trône. De l'autre côté, à l'entrée du métro, une trentaine de militants de la Jeunesse Ouvrière Chrétien et des Jeunes FGTB ont montré leur opposition au mouvement d'extrême-droite. Le long du parcours de la contre-manifestation, ils avaient scandé des slogans tels que "Pas de fachos dans nos quartiers".
     
Les contre-manifestants ont finalement tenté de rejoindre la station Trône par des entrées secondaires du métro. Les interpellations, musclées, ont eu lieu à l'intérieur du métro.
 
Dès 15 heures, la trentaine de contre-manifestants arrêtés administrativement plus tôt dans la journée dans la station de métro Trône ont été relâchés.
 
Les militants de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne ont fait état de trois blessés, dont un qui a eu quelques points de suture sur la tête et une commotion cérébrale. Ils mèneront des actions dans les prochains jours pour dénoncer les violences policières lors des interpellations.
 
"Rien ne peut justifier une telle violence"
 
"Aucune des actions des manifestants ne peut justifier une telle violence" policière, ont réagi, dans un communiqué commun, la JOC (Jeunesse ouvrière chrétienne) et les Jeunes FGTB, après que la police eut interpellé sans ménagement 25 militants qui entendaient s'opposer à la manifestation du parti populaire contre l'extrémisme islamiste.
 
"Alors que nous tentions de rejoindre la manifestation du PP afin d'exprimer notre désaccord, nous avons été violemment chargés et littéralement battus par une vingtaine d'agents", expliquent les responsables de la JOC et des Jeunes FGTB.

Selon ces derniers, un des coordinateurs de la section bruxelloise des étudiants FGTB est ressorti de l'hôpital avec des points de suture et un membre de la JOC souffre d'une commotion cérébrale.

"Cette intervention policière était parfaitement disproportionnée et absolument pas nécessaire. Elle est d'autant plus scandaleuse que la milice fasciste de Nation était quant à elle escortée par un cordon de policiers, au carrefour Trône", soulignent enfin la JOC et les Jeunes FGTB.

 
Avec Belga
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