Manifestation des jeunes pour le climat: "On espère être plus de 35.000"

Au terme du débat d’À Votre Avis qui se penchait sur la question du climat, les représentants des mouvements citoyens, que ce soit Adelaïde Charlier (Youth for Climate) ou Gaetano Boutcher (Rise for Climate), ont été formels : ils n’arrêteront pas les mobilisations tant qu’aucune action écologique n’est prise.

D’ailleurs, pour la manifestation de ce jeudi, Adelaïde Charlier espère voir une mobilisation d’au moins 35.000 personnes : « On espère être plus que la dernière fois car on attend ceux qui ont fini leurs examens à l’université donc on espère être plus de 35.000 ».

Depuis la dernière marche pour le climat en date qui a mobilisé 70.000 personnes, un pas a été fait du côté politique. Mardi, le Premier ministre Charles Michel a reçu des représentants de la Coalition Climat. D’après l’un d’eux, La Belgique figure parmi les cinq pays européens les moins ambitieux en termes de réalisations climatiques. « Être entendu, c’est bien, mais à présent, il faut plus que cela », a-t-il déclaré. Ils veulent donc des solutions et à en croire les intervenants du débat, elles existent.

L’une de ces actions, proposée par Gaetano Boutcher, est la création d’une Banque Européenne pour le climat qui serait alimentée de 1000 à 1100 milliards par an afin de financer la transition écologique. La coprésidente Ecolo, Zakia Khattabi évoquait justement le Plan National d’Isolation qui remédierait au problème des bâtiments publics et privés mal isolés, qu’elle surnomme « les passoires énergétiques ».

 

Solution qui serait tout à fait réalisable selon le ministre wallon du Budget, de l’Énergie et du Climat, Jean-Luc Crucke (MR). « Sur une Banque Européenne du climat, je signe à deux mains car c’est possible ! Entre 2014 et 2017, la Banque Centrale Européenne a déversé dans l’ensemble des banques européennes 2500 milliards d’euros pour éviter la déflation ». Pour le ministre, l’Europe doit réitérer l’opération au bénéfice du climat. « Ça permettra de créer de nouveaux emplois, d’avoir également une nouvelle économie et donner cet espoir ».

Vers une fin proche du nucléaire ?

La Belgique a prévu de sortir du nucléaire en 2025. Va-t-elle y arriver ? Rien n’est moins certain. En tout cas, lorsqu’on demande aux invités si nous allons respecter cette échéance, la réponse est la même partout : « on doit en sortir ». Des solutions ont été posées sur la table et pour Jean-Luc Crucke, le plan est simple : consommer moins et mieux. En d’autres termes, il met en avant l’isolation, ainsi que les énergies vertes telles que l’éolien, la biomasse et l’hydroélectricité.

Pour Raoul Hedebouw (PTB), c’est tout simplement le capitalisme qui est incapable de sortir du nucléaire. « Je ne crois pas en la loi de l’offre et de la demande, des subsides et au fait que le marcher s’adaptera naturellement à l’urgence qu’il nous reste pour douze ans. C’est pour cela que nous n’entrons pas dans des logiques de subsides mais nous pensons que l’État doit intervenir et investir des milliards dans le solaire et l’éolien off-shore ».

Le conseiller général de l’Agoria (organisation d’employeurs et association professionnelle), Frank Vandermarliere ne peut pas certifier que la Belgique respectera le délai de son engagement mais il affirme qu’une transition est déjà en route. D’après lui, six sites sont déjà en cours de préparation au passage à la construction de centrales au gaz. Ces derniers créeraient également de l’emploi. Il termine en soulignant les efforts du gouvernement à propos des éoliennes offshore : « Le gouvernement actuel a commencé avec une production de 800 MW, maintenant on en est à 4000 MW », des propos visiblement confirmés par Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace.

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