Manifestation contre les visites domiciliaires: "On nous enferme, on criminalise les manifestations et les migrants"

Une centaine de manifestants ont manifesté mardi midi près du Cercle de Lorraine à Bruxelles pour contester le projet de loi sur les visites domiciliaires, débattu depuis ce mardi matin par la Commission de l’intérieur du Parlement fédéral. La police était présente en nombre pour surveiller.

Les manifestants ont dénoncé la politique du secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration Theo Francken à l'égard des migrants.

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Visites domiciliaires: plusieurs manifestants devant le palais de Justice de Bruxelles © Maxime Fettweis

La manifestation était co-organisée par Axel Farkas notamment, un membre des jeunes anticapitalistes. "On a eu l'ordre de rester là derrière les barrières, comme des animaux, mais ça ne nous arrête pas", assure-t-il C'est uniquement en rassemblant les gens qu'on y arrivera."

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Visites domiciliaires: une centaine de manifestants devant le palais de Justice de Bruxelles © Maxime Fettweis

"Francken assassin"

Après avoir crié "Michel Buiten", les manifestants s'en sont pris à Theo Francken au son de "Francken assassin".

"On manifeste toujours contre Francken, mais aussi contre Charles Michel, qui nous avait promis d'ouvrir une enquête fin janvier. On n'en a toujours pas entendu parler", a ajouté Axel Farkas. 

Anne-Marie, 56 ans, a pris congé pour venir : "Quand on est arrivé, on nous a demandé de rester derrière les barrières, s'insurge-t'elle. On nous enferme, on criminalise les manifestations et les migrants. Ça créé une sensation nauséabonde."

Les témoignages se sont succédés

"Francken dépasse ses droits, il est temps de le remettre à sa place", explique Isabelle, étudiante en communication.

Une autre personne présente est venu pendant sa pause de midi : "C'est important d'être là, on a dépassé ce qui est humainement acceptable."

Samira elle aussi tenait à être là. "Je ne travaillais pas mais si j'avais travaillé je serai quand même venue ! Je suis enfant adoptée, je me sens hyper concernée."

Les manifestants ont tout de même salué les oppositions de juges d'instruction et de policiers relatives au projet de mettre en oeuvre des visites domiciliaires pour interpeller des migrants en situation irrégulière.

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