Maingain propose de conserver l'actuelle majorité bruxelloise et un "rassemblement" à la Fédération

Ecolo a donc quitté la table des négociations pour former de nouvelles majorités dans les entités fédérées franciophones, faute d'avancées suffisantes sur le thème de la gouvernance, laissant MR et CDH poursuivre les négociations à deux. Le parti DéFi devient donc absolument nécessaire pour former une majorité alternative à Bruxelles, sans le PS... sauf que cela ne semble pas du tout entrer dans ses intentions, comme l'a confirmé Olivier Maingain, invité de Matin Première ce matin.

"Moi je ne participe pas à la méthode Lutgen, des coups d’éclat qui mettent en danger nos institutions. A Bruxelles, le cdH continue à participer pleinement aux institutions. Le Samusocial est un scandale écoeurant mais M. Cerexhe l'a d'ailleurs dit: la responsabilité du Samusocial, c'est le PS et le MR."

Le MR est devenu le produit blanc du PS à la Ville de Bruxelles

Cela ne le dérange donc pas de continuer à gouverner avec le PS? "Si le cdH veut continuer, ça ne me dérange pas de poursuivre avec la majorité actuelle, qui n'a rien à voir avec le scandale du SamuSocial, qui est de la responsabilité de la Ville de Bruxelles". Où le PS gouverne avec le MR, rappelle DéFi, et où ce dernier parti n'a pas servi de rempart "Le MR est devenu le produit blanc du PS à la Ville de Bruxelles".

Actuellement, "il y a un gouvernement bruxellois qui travaille dans l’intérêt des bruxellois", estime-t-il, pointant le travail sérieux de la cdH Céline Fremault sur le survol de Bruxelles, alors qu'il doute qu'il en serait de même avec le MR, vu leur attitude au fédéral. "Pourquoi est ce que j’irais jeter les résultats probants de ce gouvernement?

Un rassemblement des francophones à la Fédération, pour sauver l'enseignement

Problème, si on se retrouve dans un cas inédit de majorités très différentes en wallonie et à Bruxelles: comment gouverner alors la Fédération Wallonie-Bruxelles? "Moi, je ne participerai pas à son affaiblissement, affirme Olivier Maingain. "On ne va pas jouer au petit jeu des alliances alors que l’enjeu c’est de sauver notre enseignement"

Et donc de plaider pour une union des partis francophones: "Mon scénario, au gouvernement de la fédération, c’est de rassembler le plus possible. Je souhaite que demain , on rassemble les francophones sur la qualité de notre enseignement et qu'on puisse dépasser les clivages et les rivalités pour ça".

A cause du coup de M. Lutgen, la N-VA est en train de se requinquer et ça me rend furieux

Olivier Maingain met d'ailleurs en garde: "Si on ne sait pas dépasser ces clivages pour une ambition commune francophone, je sais qui va se pourlécher les babines, c’est la N-VA. Qui n’était pas si en forme que ça, sa crédibilité était en train de descendre. Mais à cause du coup de M. Lutgen, la N-VA est en train de se requinquer et ça me rend furieux. La 7eme réforme de l’état risque de débouler à toute vitesse au fédéral".

Il rappelle que "la fédération, c’est le rassemblement de deux régions" et que "les ministres bruxellois n'étaient pas très présents jusqu’ici". 

Oui, Joëlle Milquet doit faire un pas de côté

Olivier Maingain ne ferme cependant pas tout à fait la porte aux négociations avec le MR et le cdH... mais conservera ses préalables: "J’ai dit qu'il fallait nettoyer les écuries, ça reste une exigence". Et donc écarter Joëlle Milquet?  "Oui, bien entendu. Elle doit faire un pas de coté. On imposera la règle d'un pas de côté imposé pour les personnes inculpées".

Comme Ecolo, ce dernier a au passage décoché plusieurs flèches envers le cdH et Benoît Lutgen, accusé d'avoir déclenché la prise pour de mauvaises raisons: "Quand on fait le bilan de ces trois semaines, tout le monde a vu que le vrai objectif, ce n’est pas la bonne gouvernance. On a surtout vu qu'au gouvernement wallon il y avait des incompatibilités d'humeur, et on a débranché la prise, on a renversé la table pour des questions de personne".

Il n'y avait aucune volonté de bonne gouvernance, tout ça ce sont des bobards.

C'est pourquoi il croit en la possibilité de ces majorités asymétriques: "Il n'y avait aucune volonté de bonne gouvernance, tout ça ce sont des bobards. Il y a eu un prétexte pris par M. Lutgen, qui a visiblement un problème de personnes avec M. Prévot. Mais le problème est circonscrit au gouvernement wallon, pour des questions de personnes. M. Lutgen parle peu de Bruxelles... qu'il connaît visiblement mal".

 

 

Revoir l'interview d'Olivier Maingain dans son intégralité

Sujet de Hugues Angot dans le JT de 13H:

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