"La gauche ne meurt jamais" : Paul Magnette remet en cause la gauche réformiste

Magnette remet en cause la gauche réformiste
Magnette remet en cause la gauche réformiste - © FILIP DE SMET - BELGA

Dans un livre intitulé "La gauche ne meurt jamais" Paul Magnette revient sur le parcours des partis socialistes et sociaux-démocrates en Europe. Et le ministre-président wallon se montre critique sur certains choix, visant clairement les politiques menées par l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder et le britannique Tony Blair.

Pour Paul Magnette, aujourd’hui, les socialistes ne doivent pas suivre la voie du social-libéralisme. Une voie sans issue, explique-t-il. Pour lui, ceux qui ont suivi cette voie comme Gerhard Schröder, ont perdu leur identité et légitimité auprès du plus grand nombre. Le ministre-président wallon estime également que depuis 1979 et l’arrivée au pouvoir en Grande-Bretagne de Margaret Thatcher, la gauche est sur la défensive. Les partis de gauche réformiste ont tenté de sauver ce qu’il pouvait, précise-t-il et ils ont parfois accepté des revendications portées par le monde des entreprises. Et Paul Magnette de fustiger notamment la libéralisation et la dérégulation de secteurs publics. Dans le même temps, il explique aussi que les partis socialistes ne doivent pas courir derrière l’extrême-gauche.

Jaurès, un modèle

Pour Paul Magnette, s’il faut chercher l’inspiration dans le passé, il faut retourner aux sources du socialisme en renouant avec l’esprit de Jaurès, contre le règne de l’argent roi et la violence du capitalisme. Pour aujourd’hui, il estime que le seul horizon viable et crédible, c’est celui d’une croissance modérée et durable, fondée, je cite, sur l’usage parcimonieux de l’énergie et des ressources naturelles. Mais aussi sur une appropriation critique des technologies de l’information. Mais Paul Magnette pour le futur cite aussi Jacques Delors. En reprenant certaines de ses idées comme la mise en place d’un service public de la petite enfance. Objectif ? Contrer dès les premiers jours de l’existence les inégalités de naissance. Et de reprendre aussi : la réduction du temps de travail. Une idée plus très en vogue ces dernières années du côté socialiste.

M. Sirlereau

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