Maggie De Block refuse l'accès aux facs de médecine belges à 150 étudiants boursiers

Maggie De Block refuse l'accès à 150 étudiants boursiers
Maggie De Block refuse l'accès à 150 étudiants boursiers - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les facultés de médecine de l’ULB, de l’UCL et de l’Ulg montent au créneau contre la ministre de la Santé Maggie De Block. Chaque année, près de 150 étudiants boursiers viennent se spécialiser un an dans nos hôpitaux universitaires. Ils viennent de pays en voie de développement et grâce à ce stage, ils contribuent à l'amélioration des soins de santé dans leur pays. Le problème est que, cette année, ils risquent bien de ne pas pouvoir venir en Belgique

Un problème qui n’existerait pas selon les médecins

La ministre de la santé Maggie De Block bloque, retient tous les dossiers. Elle craint que ces étudiants étrangers n’entrent en concurrence avec les étudiants belges pour les places de stage. En fait, en 2018-2019, deux générations d’étudiants médecins sortiront des études, à la fois ceux qui ont fait leur cursus en 7 ans et en 6 ans.

Mais ce problème ne se posera donc que l’année prochaine. Dès lors, les responsables des facultés de médecine ne comprennent donc pas pourquoi refuser les étudiants boursiers étrangers cette année. Pour Jean-Christophe Goffard, du Fonds de soutien à la formation médicale de l’ULB, c’est une "catastrophe en termes de collaboration et de développement médical dans les pays partenaires comme le Maroc, la Moldavie ou le Gabon… et bloquer cela du jour au lendemain alors que nous avons déjà sélectionné des candidats. C’est donner une image ridicule de la Belgique".

Un fantasme auquel il faut tordre le coup

D’autant que les hôpitaux universitaires comptent sur cette main d’œuvre supplémentaire. Pour Paul De Munck, du Groupement Belge des Omnipraticiens, les services devront peut-être faire face à encore davantage de pénuries de médecins. "Il faut tordre le cou à un second fantasme qui est que ces médecins risquent de s’installer ici. C’est faux. On demande à la ministre de revoir cette décision et de la débloquer de manière urgentissime".

Notons par ailleurs que ces échanges Nord-Sud existent depuis une vingtaine d’années. Une forme de coopération au développement visiblement mise en péril.

 

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