Maggie De Block présente son plan burn-out: "C'est la reconnaissance d'un problème lié au travail"

Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé publique, présentait lundi un projet pilote visant à éviter le burn-out. Financé par l'agence fédérale des risques professionnels (Fedris), ce nouveau plan doit débuter en novembre 2018 et proposera, en plus d'un accompagnement, des traitements et des thérapies.

C'est une première avancée vers "la reconnaissance du burn-out comme un problème lié au travail", estime la ministre. Il a pourtant encore une nuance. Pour le moment, il ne s'agit pas d'une maladie professionnelle qui implique une indemnité importante, mais bien d'une maladie liée au travail. Maggie De Block illustre : "comme l'amiante, on sait que c'est lié au cancer du poumon mais c'est multifactoriel".

D'abord les secteurs financiers et hospitaliers

Pour bénéficier de l'accompagnement, il faudra que le médecin (traitant ou du travail) avertisse un psychologue de Fedris qui lui décidera s'il y a un danger de burn-out ou si les premiers signes sont déjà visibles. Jusqu'à 17 séances sont prévues pour 300 à 1000 personnes issues, dans un premier temps, des secteurs financiers et hospitaliers où le burn-out touche le plus de personnes.

Depuis qu'elle a endossé son rôle de ministre, Maggie De Block est accusée d'être celle qui fait des économies sur les soins de santé. "Avant le budget était augmenté de 4% avec moi de 1,5%. C'est donc toujours un investissement. On a cherché des moyens pour travailler avec plus d'efficience", se justifie-t-elle. Elle est cependant catégorique, il n'est plus question de faire davantage d'économies en matière de santé publique, "j'ai un trajet prévu et je vais le suivre".

Une popularité en baisse

La ministre répond également à Bart De Wever qui attaquait récemment le gouvernement et estimait qu'il n'avait plus la "niaque". "C'est un peu insultant pour les ministres de son parti comme Johan Van Overtveldt ou Jan Jambon qui sont très actifs au gouvernement."

Maggie De Block ne se laisse pas démonter. Hors de question de la qualifier de ministre "flamande" de la Santé. Pour elle, les différences entre Flandre et Wallonie existent, elle en est bien consciente et en tient compte. Pour ce qui est de sa cote de popularité en chute depuis quatre ans, la ministre fédérale semble peu touchée. "En Flandre, je suis à la 4-5e place et je me trouve très bien. Je n'ai jamais voulu cette première place."

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