Macron veut supprimer les allocations au deuxième emploi refusé: en Belgique, c'est déjà le cas

Macron veut durcir l'accès au chômage... d'une façon qui est moins dure que celle appliquée en Belgique.
Macron veut durcir l'accès au chômage... d'une façon qui est moins dure que celle appliquée en Belgique. - © FRANCOIS GUILLOT - AFP

Parmi les priorités de son programme socio-économique, le candidat arrivé en tête au premier tour de l'élection présidentielle française Emmanuel Macron veut notamment durcir l’accès au chômage. Concrètement, un demandeur d’emploi pourra refuser un emploi, mais dès qu’il trouvera une deuxième offre convenable, il ne pourra plus la refuser, au risque de perdre ses allocations.

Voilà pour la France. Qu’en est-il chez nous en Belgique ? Chez nous non plus, un chômeur ne peut théoriquement pas refuser une offre de travail convenable. 

"La loi prévoit que si on refuse un emploi convenable, on risque entre 4 et 52 semaines de sanction d’allocation de chômage, explique Khadija Khourcha, responsable des travailleurs sans emploi à la CSC. Et la pratique montre que pour un temps plein ça commence à partir de 13 semaines et pour un temps partiel à partir de 10 semaines".

"Donc il n’y a pas de refus d’emploi convenable acceptable en Belgique. Les raisons pour lesquelles les gens abandonnent ou refusent un emploi convenable sont souvent médicales, donc quand les gens ont un dossier avéré et rempli avec leur médecin traitant, ce dossier passe et l’ONEM classe le dossier sans suite."

"Par contre, quand une personne n’a pas un bon dossier et ne passe que chez le médecin de l’ONEM, là aussi la personne est démunie, le médecin de l’ONEM ne va pas faire tous les examens médicaux et donc la personne est enregistrée comme quelqu’un qui a refusé ou abandonné un emploi et subit la sanction".

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