Louis Michel: "PS et cdH méprisent les électeurs du MR"

Louis Michel: "PS et cdH méprisent les électeurs du MR"
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Louis Michel, député européen, ancien président du MR, était L’acteur en direct sur La Première ce jeudi. Pour lui, si le MR est isolé, c’est la faute du PS et du cdH; Quant au président de la Commission européen, Jean-Claude Juncker, il est sorti de son rôle, estime le libéral.

Qui sera Premier ministre ? Quand les négociations de la Suédoise aboutiront-elles ? Louis Michel préfère ne pas se prononcer. Mais il note : "Moi ce qui m’intéresse surtout, c’est que mon parti ait une grande influence. Et c’est le cas visiblement. Et ce qui m’intéresse aussi, c’est le programme qui en sortira".

Les négociateurs ont passé la nuit à discuter. Ils devaient désigner le candidat commissaire européen de la Belgique.

Il y a quelques jours, Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a mis la pression sur la Belgique, dernier Etat à ne pas avoir désigné son candidat. Mais il semble que MR et CD&V bloquent sur la question, chacun ayant son candidat, Didier Reynders ou Marianne Thyssen. Jean-Claude Juncker a par ailleurs estimé que la Belgique devrait présenter la candidature d’une femme.

Pour Louis Michel, Jean-Claude Juncker est sorti de son rôle. "Jean-Claude Juncker doit rester dans son rôle. Il n’appartient pas à un président de Commission d’influencer des choix au niveau national. Il est sorti de sa réserve".

"La N-VA ne demande pas le poste de Premier"

Le MR estime que le CD&V ne peut, à la fois avoir le poste de Premier ministre et celui de commissaire. "Il serait peu convenable qu’un parti qui est le troisième parti de la Commission ait le Premier ministre et le commissaire", réaffirme Louis Michel.

Qui serait donc Premier ministre ? Un membre du premier parti ? "Moi je ne suis pas persuadé que ce soit une bonne chose de donner le poste de Premier ministre à la N-VA. D’ailleurs, ce n’est pas demandé…"

Et si le poste revenait au MR ? "Il appartient à Charles Michel de régler la question, il est le président de parti. Il le fera avec le sérieux qu’on lui connait", estime Louis Michel, qui ajoute : "Le 16 rue de la Loi est une mission qui ne se refuse pas… Si un francophone peut avoir le poste de Premier ministre, c’est important".

Pour l’ancien président du MR, en tout cas, il est certain que la Suédoise verra bien le jour. "La Suédoise est viable. Tout simplement parce que je ne vois pas d’autre scénario possible. Il est évident que le fait que le PS et le cdH aient si vite fait leurs gouvernements a réduit les scenarii. Le CD&V ne voulait pas lâcher la N-VA. Donc toute autre formule n’était pas possible".

"Tout a été fait de notre côté"

L’émission Questions à la Une, à travers plusieurs interviews de ténors politiques, a montré mercredi à quel point le divorce était prononcé entre MR et les autres partis francophones.

Pour Louis Michel, c’est clairement la responsabilité du PS et du cdH. "Je rappelle que près de 30% des citoyens nous ont soutenus, nous ont donné une victoire triomphante. Ces gens sont méprisés par deux partis perdants, qui ont décidé d’ignorer le MR".

Louis Michel est clair :  "A un moment, on nous a dit : ‘On ne veut pas parler avec vous, on vous exclut en Wallonie et en Communauté française’. On a eu la conviction que le calcul, c’était de faire un gouvernement miroir au fédéral, de laisser la crise se faire et puis de dire : ‘Dans notre pays, on ne sait que prendre la N-VA et le CD&V d’un côté, le PS et le cdH de l’autre'. Nous ne sommes pas obligés non plus de jouer dans ce scenario".

La responsabilité est clairement établie, pour le député européen. "Je pense que tout a été fait de notre côté. Ca relève beaucoup plus du choix des autres partis de nous isoler".

Réécoutez Louis Michel :

J.C.

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