Louis Michel ne se voit pas à la présidence du MR

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Le député européen Louis Michel ne pense pas que son retour à la tête du MR serait le meilleur scénario pour son parti. Il affirme aussi qu'il est grand temps de changer les institutions, mais sans toucher à "sa Belgique". Il met en garde contre tous les nationalismes.

Interrogé par Thomas Gadisseux dans "L'Indiscret", Louis Michel a expliqué que son diner chez Bruneau en compagnie de Bart De Wever avait surtout pour but de glaner les informations que les autres partis francophones ne communiquaient pas au MR pendant leurs négociations "en catimini". C'est un "diner tout à fait informel". "Il était intéressant de voir où on allait et on a tout de même eu quelques informations qui ne nous ont pas rassurés"

Louis Michel a par contre refusé de répondre à la question de savoir si le président de la N-VA lui avait demandé de rentrer dans les négociations. "Je n'ai pas bien compris cette exclusion, ce mépris de la part des autres partis francophones".

Non aux scénarii de "racrapotage"

Mardi cela fera cent jours que les Belges ont voté. Depuis les élections du 13 juin, sept partis sont à table, sans les libéraux, pour tenter de former un gouvernement et de réformer les institutions belges.

"On est en train d'envoyer à la Flandre les plus mauvais signaux. Il y a des signes qui m'inquiètent. J'ai peur de scenarii, où on se 'racrapoterait', j'ai peur quand j'entends monsieur Viseur, monsieur Etienne lancer ces scénarii. Je pense qu'on est arrivé à un moment, comme en 2007, où l'on est face à une nécessité de changer profondément les structures de notre pays. J'ai très mal à ma Belgique, qui est une valeur ajoutée pour la Flandre, la Walllonie et Bruxelles", déclare le député européen MR.

Un MR presqu'en ordre de marche

Questionné sur le climat au sein de son parti, Louis Michel se veut rassurant : "Aujourd'hui je ne me sens plus mal au sein du MR. C'est la paix, une atmosphère de compagnonnage retrouvé. On mettra le parti en ordre de marche dans quelques semaines", dit celui qui avait fait part de son malaise au sein du parti cet été.

Comme le veut la tradition, une interview d'un responsable du MR se termine toujours par une question sur la présidence : combien de temps le parti sera-t-il encore dirigé par un certain Didier Reynders ? "Ce n'est pas important de savoir jusque quand Didier Reynders restera président. Il garde tout son crédit et toute sa légitimité. Il a tout son background, il connaît les problèmes. Il n'y a pas de tensions".

Reste à savoir de quoi sera fait l'après-Reynders, et là Louis Michel, l'homme qui s'était dit "tout à fait disponible" est sibyllin : "Moi président, ce n'est pas nécessairement le meilleur scénario. Quant à mon fils, il a énormément de qualités, il a le profil, comme d'autres au MR".

JFH

 

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