Louis Michel (MR): "E. Di Rupo instrumentalise son rôle médiatique"

Louis Michel (MR): "E. Di Rupo instruymentalise son rôle médiatique"
Louis Michel (MR): "E. Di Rupo instruymentalise son rôle médiatique" - © Tous droits réservés

Louis Michel se lance dans la campagne électorale. Invité de Matin première ce lundi, il répond aux critiques, et égratigne le Premier socialiste, et le PS. Pour lui, le MR prend en compte les demandes de l'opinion, de façon concrète.

"Nous avons décidé de ne pas réagir, ni aux insultes ni aux outrances". Louis Michel répond aux attaques de la vice Première socialiste, Laurette Onkelinx, parues ce week-end. Pour lui, non, le MR, ce n'est pas un carsher social. "On a pris un engagement solennel de ne pas toucher au modèle de sécurité sociale de notre pays. Mais pour le pérenniser, il faut des entreprises qui préforment", ajoute-t-il.

"Déni de s'exposer"

Arrêter la caricature: c'est le message qu'il veut faire passer. Et de préciser tout de même: "Nous ne voulons pas faire de la provocation, (...) nous voulons du débat. On voudrait faire un travail et examiner librement les propositions des uns des autres. Mais à partir du moment où on est dans une sorte de posture consensuelle, gentille, (...) c’est un peu dommage". Louis Michel cible le Premier ministre, Elio Di Rupo, qui, à ses yeux, "instrumentalise son rôle médiatique comme il l’entend". D'autres Premiers étaient largement "moins sensibles à la recherche absolue du consensus, de la perception lisse, d'une sorte de déni de s’exposer", dit-il.

Or, ajoute Louis Michel, "les gens ont besoin de propositions concrètes (...) et de savoir ce qu’offrent les partis".

A ce propos, le congrès de MR, ce week-end, c'est bien déroulé, affirme-t-il: le projet du parti "est pris sérieusement en compte dans l’opinion publique, et c'est normal: le MR aujourd’hui, au niveau de son projet, est un peu seul contre tous les autres".

L'eurodéputé se dit optimiste en cette veille d'élections. Il est également positif quant à l'évolution de la situation en Ukraine. "Je crois que c’est l’intervention européenne qui a été l’élément déclencheur", dit-il. "Alors que l’idée même d'Europe est en désenchantement en Europe même, je vois ça aussi dans le reste du monde: l’Europe garde un pouvoir de fascination".

L'Ukraine: oui à l'aide de l'Europe

Aider l'Ukraine, oui. Mais remplacer les 14 milliards, qui devaient être payés par la Russie, et que ne recevront probablement plus les Ukrainiens, cela se fera par des modalités diverses: "Il y a le cash, mais aussi des garanties techniques sur des prêts du FM, par exemple".

La condition, pour les Européens, est de mettre en place, après des élections libres, un pouvoir réellement démocratique, et de rompre avec la corruption. "L’Europe aidera si elle voit que le gouvernement qui est constitué se fait après des élections démocratiques, mais s'éloigne aussi de la corruption".

"Il faut peut-être profiter de tout ça pour aussi renouveler toute la classe politique", ajoute-t-il.

 

W. Fayoumi, avec B. Henne

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