Louis Michel: "Didier Reynders a une envergure immense"

Louis Michel dans L'Indiscret
Louis Michel dans L'Indiscret - © RTBF

Louis Michel, MR et ancien ministre des Affaires étrangères, était ce dimanche l’invité de L’Indiscret. S’il n’est plus trop présent dans les médias, il rappelle qu’il travaille toujours, notamment sur la scène internationale.

Louis Michel était présent cette semaine à Paris pour entendre la décision concernant la ville qui accueillera l’Exposition universelle. La candidature de Liège a donc été écartée. De l’argent jeté "dans la Meuse" ? "Non, ce n’est pas du gâchis, selon Louis Michel. Toute la dynamique qui a été mise en place est toujours là. Pour développer l’économie de Liège et sa place dans le monde. C’est un investissement productif".

Louis Michel a disparu de la scène médiatique. Mais, précise-t-il, il ne chôme pas pour autant. "Je suis un homme de mon temps. J’ai apporté à mon pays, à mon parti ce que j’avais à apporter. Je continue tous les jours. Il me reste un bel avenir. Mais je suis plus versé aujourd’hui dans la politique internationale. Je suis encore très utile dans les médiations internationales. Je suis au téléphone d’heure en heure avec ce qui se passe au Congo".

A ce sujet, il dit avoir apprécié la position du ministre actuel des Affaires étrangères, le MR Didier Reynders: "Ca sert à quoi de condamner ? Si on condamne, on se disqualifie pour faire de la médiation !"

Même s’il se préoccupe plus des affaires internationales, Louis Michel reste un fin observateur de la politique belge. Pour lui, Elio Di Rupo est un bon Premier ministre. "Aujourd’hui en tout cas, je ne vois personne d’autre. Il le fait pas trop mal. Et il faut préciser qu’il a réussi un budget difficile".

Pourtant, le Montois n’est pas toujours bien vu du côté flamand. "Ca ne dépend pas uniquement de lui, ça dépend aussi de la bonne foi de ceux qui l’écoutent. On ne peut pas forcer les sentiments. Mais c’est dans le long terme que ça va être sanctionné positivement".

Optimiste donc Louis Michel, qui reconnaît cependant que "2014 sera évidemment une date importante, évidemment qu’on est inquiet".

Mais, pour lui, les francophones ont une vision déformée de ce que ressentent les Flamands. "Du Nord, on ne capte que ce qui est le plus criard, le plus flamboyant. Dans les classes moyennes flamandes, je pense que ça se vit beaucoup moins. Et il faut qu’on convainque qu’en Wallonie, on est capable de bien gouverner, qu’on a projet ambitieux, qu’on veut assumer nos responsabilités". 

Enfin, concernant le MR, Louis Michel se dit satisfait de la prochaine présidence de la régionale bruxelloise par Didier Reynders. "C’est un homme qui a une envergure immense, une carrure tout à fait remarquable. Si Reynders disait que ça l’intéresse de conduire le gouvernement bruxellois, ce serait difficile de considérer qu’il n’en a ni l’ envergure ni le talent !"

J.C.

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