Louis Michel au Roi: "Ce n'est pas le moment d'abdiquer"

Louis Michel au Roi: "Ce n'est pas le moment d'abdiquer"
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Louis Michel au Roi: "Ce n'est pas le moment d'abdiquer" - © Tous droits réservés

Invité du Grand Oral La Première-Le Soir, Louis Michel revient sur les dossiers chauds de l’actualité internationale comme le Mali ou la Syrie, mais aussi sur la situation politique belge et le rôle du Roi.

Sur le dossier syrien Louis Michel n’y va pas par quatre chemins. L’ancien ministre des affaires étrangères précise, à propos de l'éventuelle levée de l'embargo sur les armes : "Je ne suis pas prêt à prendre ce risque sans bien réfléchir, je crois que il faut aider les rebelles, qu'on peut aller jusqu'à fournir des armes mais il faut tout encadrer, parce qu'on peut aussi fournir des armes et fournir de l'expertise et des gens qui contrôlent tout ça." Cela pourrait-il aller jusqu’à envoyer des troupes sur le terrain ? "Je pense que, je pense que si la communauté internationale avait un peu de dignité et était un peu cohérente, ça devrait aller jusque là, oui."

Eviter l’enlisement de la France au Mali

Concernant le Mali, Louis Michel plaide pour une aide beaucoup plus forte aux troupes françaises. "Je ne crains pas l'enlisement, je crains l'enlisement français. Tout le monde sait bien que je ne suis tout de même pas un supporter fanatique de Monsieur Hollande mais, sur ce coup-là, moi, j'ai une très grande estime pour ce qu'il a fait (…) il est grand temps qu'on aide monsieur Hollande et qu'on aide les Français à mettre un terme définitif aux risques qu'il y a là-bas."

Pas le bon moment pour changer de Roi

Suite au sondage du Soir faisant état d’un souhait de plus en plus répandu de voir le Roi abdiquer, l’ancien président du MR s’insurge et souligne les qualités du roi et notamment son "entregent".  Son fils n’aurait-il pas les mêmes qualités ? "Vous ne m'opposerez ni au Roi Albert ni au Prince Philippe, je suis un partisan, tout le monde le sait, je suis un partisan loyal, fidèle, engagé du Roi Albert, et je serai demain un partisan loyal et engagé du prince Prince Philippe."

Mais le moment du passage de relais ne serait-il pas venu ? "Je pense que le moment n'est pas opportun, je pense que, si vous voulez ajouter à la fragilité actuelle, si vous voulez ajouter une autre fragilité ou une autre difficulté, il faut faire ça.  Moi, je ne pense pas qu'il faille le faire. Je pense qu'il faut laisser les choses se faire comme elles devront se faire, naturellement, et je ne suis pas de ceux qui croient que le moment est venu pour prendre ce risque."

Budget européen et déni de démocratie

Par ailleurs l’eurodéputé Louis Michel a aussi évoqué le budget européen qui selon lui ne répond pas aux enjeux de la crise et constitue selon lui "un déni de démocratie, car il engage déjà largement la législature suivante."

Arnaud Ruyssen

 

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