Loi de réforme de l'avortement : l'Open VLD ne donne pas de consigne de vote

Egbert Lachaert, Président de l'Open VLD
Egbert Lachaert, Président de l'Open VLD - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le CD&V, la N-VA et le Vlaams Belang avaient obtenu l’envoi au Conseil d’Etat d’une deuxième série d’amendements sur la loi qui réforme l’interruption volontaire de grossesse. Ils espéraient ainsi retarder le vote après les vacances parlementaires. Mais l’institution a remis son avis plus tôt que prévu. Ce qui risque de perturber les négociations pour la formation d’un gouvernement fédéral.

La N-VA monte au créneau

Le CD&V s’oppose au texte. Ce week-end, la N-VA jusqu’ici discrète sur la question, a expliqué de façon très musclée qu’elle y est farouchement opposée aussi. Le MR laisse le libre choix à ses membres. Et Egbert Lachaert, président de l’Open Vld, a expliqué que les députés de son parti voteront aussi le texte selon leur conscience.

Et la formation d’un gouvernement, alors ?

La question divise donc les partis qui négocient la formation d’un gouvernement fédéral. Au micro de nos collègues de la VRT, Egbert Lachaert ne veut pas lier les dossiers : "Cela n’a rien à voir, dit-il, avec le gouvernement de relance socio-économique dont notre pays a besoin". Il ne comprend pas la charge de Bart De Wever évoquant une rupture des discussions en cas de vote à la Chambre. Envoyer de tels missiles, cela n’aide pas, dit-il.

Les acquis des derniers jours

Egbert Lachaert plaide toujours pour la formation d’un gouvernement avec 6 partis : CD&V, N-VA, SP.A, Open Vld, MR et cdH. "Ces dernières semaines, on a bien travaillé autour de la formule à 6 partis, dit-il. Il y a presque tous les jours concertation entre les chefs de cabinets qui rédigent un texte devenu une sorte de mini-accord de gouvernement." Dans ce cadre, il estime contreproductive la sortie de Bart De Wever.


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Le texte controversé

La Chambre pourrait se prononcer jeudi sur cette proposition de loi soutenue par des voix socialistes, libérales, écologistes, PTB et DéFI. Le texte prévoit d’allonger de 12 à 18 semaines de grossesse le délai durant lequel une IVG peut être réalisée ; la durée de réflexion serait réduite à 48 heures et l’acte serait totalement dépénalisé, sauf si les conditions ne sont pas respectées.

Bart De Wever et le vote sur l’IVG dans notre journal du 12 juillet :

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