Liste des métiers pénibles: la prudence reste de mise avant le conseil des ministres vendredi

Au lendemain de l'annonce d'un accord sur la question des métiers pénibles au sein de la fonction publique, le ministre des Pensions et les syndicats se montrent prudents. 

Invité ce jeudi dans le journal de 8h sur La Première, Daniel Bacquelaine (MR) a rappelé que les négociations n'étaient pas terminées: "Alors effectivement hier, en Comité A, c’est-à-dire le comité qui réunit tous les partenaires de la fonction publique, nous avons obtenu un accord de deux des trois syndicats, le troisième ayant demandé un délai d’une semaine, sur l’avant-projet qui avait été approuvé en gouvernement en première lecture. C’est donc l’avant-projet qui définit le cadre dans lequel la reconnaissance de pénibilité peut intervenir. Bien entendu, les syndicats ont émis un certain nombre de remarques, qui sont en annexe au protocole d’accord et qui doivent être maintenant débattues, notamment au sein du Kern et du gouvernement dès demain. La négociation va donc se poursuivre et elle se poursuit de manière parallèle aussi dans le secteur privé avec les salariés et les indépendants".

Raison pour laquelle le ministre des Pensions ne veut pas encore communiquer sur une liste bien définie des métiers pénibles : "J’ai souvent donné des exemples, celui de l’institutrice maternelle, celui de l’infirmière, celui du policier ou du militaire. On est donc en train de discuter et d’affiner la liste des fonctions qui pourront être reconnues pénibles pendant l’exercice de la fonction elle-même bien entendu".

"La concertation sociale est toujours caractérisée par une certaine fragilité", reconnaît-il. "Bien entendu, chacun défend son point de vue et essaye d’obtenir ce qui correspond le mieux à sa philosophie et à son action. Il faut donc toujours être prudent dans une phase de concertation qui n’est pas terminée, et demain le gouvernement va analyser le résultat de cet accord en Comité A et prendre position par rapport à la poursuite des négociations".

"On ne peut pas acheter un chat dans un sac"

Le syndicat socialiste lui a dit non à l'accord. Il demande des informations plus précises même s'il reconnaît qu'il y a des avancées : "Il y a des avancées dans l'accord et ça on ne peut pas le nier et surtout par rapport aux revendications qui avaient été portées par les mouvements de grève de nos affiliés (...) mais il manque toujours la liste des métiers pénibles et surtout les prestations qui seront prises en compte. Donc pour nous on ne peut pas acheter un chat dans un sac. On veut savoir ce qu'il y aura dans la liste et dans les prestations parce que évidemment tout est lié. Le préaccord que nous avons eu hier doit d'abord être appliqué vendredi par le conseil des ministres. C'est pour ça que nous n'avons pas donné notre accord puisqu'on ne sait pas ce que le gouvernement va décider vendredi, surtout au vu des tensions qu'il y avait hier autour de la table entre les entités fédérées et le gouvernement fédéral, et même entre partenaires du gouvernement fédéral. Donc, ce n'est pas gagné", a expliqué Michel Meyer pour la CGSP dans le journal parlé de 9h sur La Première.

Les enseignants de l'enseignement maternel, primaire, secondaire, professionnel et spécial seraient ainsi tous sur la liste des métiers pénibles, à en croire une liste diffusée jeudi par le SLFP. Ceux de l'enseignement supérieur n'en font par contre pas partie.

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