Limiter AstraZeneca aux 18-55 ans devrait permettre d’accélérer la campagne de vaccination

Le groupe d’experts de la Taskforce vaccination confirme aujourd’hui, lors une conférence de presse, l’avis du Conseil supérieur de la santé : le vaccin AstraZeneca ne sera administré qu’aux 18-55 ans. La campagne de vaccination devrait donc s’accélérer, indique Sabine Stordeur, coresponsable de la taskforce fédérale vaccination.

Même si les groupes prioritaires restent les mêmes, les 18-55 ans devraient donc avoir accès plus rapidement à la vaccination grâce à cette exclusivité du vaccin AstraZeneca pour cette tranche de la population.

Une information confirmée par la ministre wallonne de la santé, Christie Morreale. "On continue l’ordre de vaccination telle que définie, avec les groupes cibles […] et toutes les personnes de ces groupes cibles qui ont entre 18 et 55 ans auront une proposition de se faire vacciner par de l’AstraZeneca".

En attente de nouvelles données

L’accélération de la campagne de vaccination tient aussi à une seconde dose du vaccin AstraZeneca qui peut être injectée plus tardivement. Selon les experts, elle peut être administrée entre 8 et 12 semaines après la première. En sachant que plus tard est administrée cette seconde dose, plus grande sera l'efficacité du vaccin. 

Jean-Michel Dogné, expert en sécurité des vaccins auprès de la Taskforce vaccination, a d'ailleurs indiqué que pour la mi février ce sont environ 443.000 doses du vaccin AstraZeneca qui devraient être livrées. C'est "un peu moins que ce qui avait été annoncé au départ". 


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Il rappelle aussi que cette limitation d'âge ne signifie pas que le vaccin AstraZeneca ne fonctionne pas sur les personnes plus âgées, mais que les données manquent sur cette tranche d'âge. Néanmoins, dit-il, "chez les 18-55 ans, après deux doses et quand celle-ci est administrée à 12 semaines, c'est un vaccin très efficace, surtout sur les hospitalisations". 

Une stratégie de vaccination inchangée

La stratégie de vaccination ne change donc pas de celle prévue initialement. Restent prioritaires, le personnel soignant, les personnes qui vivent dans des institutions collectives et les personnes de plus de 65 ans. Viennent ensuite les "fonctions critiques" comme les policiers, les pompiers et les militaires qui interviennent sur le terrain. Enfin, seront vaccinées en priorité, les personnes qui ont des pathologies qui les rendent plus fragiles, ce que l'on nomme les facteurs de commorbidités.

Attention, qu’on ne parle pas ici de fonctions essentielles mais bien de "fonctions critiques", pour reprendre les termes de la ministre. Il s’agit "des personnes qui entrent en contact (du Covid-19), dans le cadre de leur travail", précise Christie Morreale. Les enseignants ne font donc pas partie de cette catégorie, comme cela a pu être évoqué ces derniers jours.

Le calendrier de vaccination reste également inchangé. Le groupe d’experts ne souhaite pas le modifier en raison des incertitudes qui demeurent toujours autour de la livraison des vaccins.

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