4 bourgmestres non nommés : "un déni de démocratie"

"La législation linguistique n'est pas respectée" assure la ministre flamande de l'Intérieur sur les ondes de "De ochtend" sur Radio 1. Ces quatre communes n'ont, selon elle, pas respecté la législation linguistique. Concrètement, les communes concernées sont Drogenbos, Rhode-Saint-Genèse, Linkebeek et Wezembeek-Oppem.

Il existe six communautés à facilités autour de Bruxelles, toutes situées en Région flamande. Lorsqu’une de ces communes désire communiquer dans un document en français, "elle doit le demander à chaque fois", explique Homans. La ministre de l’Intérieur de la Région flamande avance que lors des dernières élections communales, elle avait pris la décision de faire envoyer les convocations par le gouverneur, ne rendant pas obligatoire l’envoi des lettres de convocation par les communes. Or, quatre communes ont elles-mêmes envoyé les convocations électorales.

Seul les deux communes à facilités de Wemmel et de Crainhem ont respecté les règles en la matière, selon Liesbeth Homans.

Réactions outrées des francophones

La ministre fédérale du Budget, la libérale Sophie Wilmès, conseillère communale à Rhode-Saint-Genèse, a réagi sèchement sur Twitter. Un recours contre la décision de la ministre Homans est "impératif". 

 

Même son de cloche au cdH.

Au PS, on estime que c'est une tactique électorale. Pour Ahmed Laaouej, cette décision fait partie d'un "plan d'ensemble de la N-VA qui essaie par tous les moyens de ramener le brûlot communautaire parmi les enjeux des prochaines élections."

Pour le président de Défi, Olivier Maingain, c'est une illustration de "l'erreur" d'avoir confié à la Flandre la nomination des bourgmestres.

 

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