Libye: quel est l'avenir de l'intervention belge?

Un F16 belge prêt à partir sur la base de Kleine-Brogel
Un F16 belge prêt à partir sur la base de Kleine-Brogel - © YORICK JANSENS (archives belga)

Le gouvernement répondait jeudi aux questions nombreuses et parfois inquiètes des parlementaires qui se pressaient en Commissions réunies de la Chambre et du Sénat.

Jusqu'à quand, demandent des parlementaires, durera l'intervention des Belges en Libye? Jusqu'à la disparition de la menace sur la population civile, répond le gouvernement.

Mais jusqu'à quand durera cette menace ? Au minimum encore une à deux semaines, peut-être plus si la situation n'évolue pas assez vite. Incertitudes et ambiguïtés évidemment. 

Et pour l'avenir ? Quand les combats auront pris fin ? Un gros problème reste la prolifération d'armes dans le pays et les dangers de vengeance. On a évoqué une possible présence militaire étrangère terrestre en Libye, pour aider à la transition. La Belgique n'est pas chaude. En tout cas, cela devrait passer par une nouvelle résolution de l'ONU. Et si le ministre de la Défense, Pieter De Crem, n'exclut pas a priori une participation belge dans le cadre d'une mission d'observation de l'OTAN, le gouvernement préférerait cependant des forces arabes ou de l'Union Africaine.

Sans le dire tout haut, sauf dans la majorité, le cdH Christian Brotcorne, beaucoup pensent que l'intervention de l'OTAN a probablement dépassé le mandat de l'ONU: protéger les populations civiles. Mais le ministre des Affaires Etrangères, Steven Vanackere, défend le bilan global de l'intervention. Selon lui, elle a aussi prouvé l'universalité des droits de l'homme et, en outre, renforcé la Cour pénale internationale. Et le ministre De Crem estime que les 448 interventions des chasseurs bombardiers belges ont été importantes et sans bavures sur des populations civiles.

Le gouvernement souhaite que le Conseil National de Transition libyen remette Mouammar Kadhafi à la Cour Pénale Internationale. Dans les couloirs, on regrette l'appel à une prime pour le retrouver mort ou vif. Mort, c'est contraire au mandat. Et on reconnaît aussi que l'OTAN participe bien à la recherche de Mouammar Kadhafi et des siens.  

 

Marc Molitor

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