Libye: la Belgique refuse d'armer les rebelles

Stevene Vanackere arrive à la conférence de Londre
Stevene Vanackere arrive à la conférence de Londre - © Filip Claus (belga)

Le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, s'est déclaré mercredi opposé à la livraison d'armes à la rébellion libyenne, une idée évoquée notamment par les Etats-Unis et la France pour précipiter la chute du colonel Mouammar Kadhafi.

"Le but (de l'opération 'Aube de l'Odyssée') n'est pas d'utiliser la force jusqu'à ce que Kadhafi quitte le pouvoir", a-t-il affirmé lors de l'émission "De Ochtend" de la VRT-radio.

"Si Kadhafi cesse d'utiliser la violence contre la population civile, la résolution 1973 sera appliquée", a-t-il ajouté.

Selon lui, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sera alors nécessaire "pour voir ce que nous pouvons faire ensuite". L'objectif est toujours de traduire Mouammar Kadhafi devant la Cour pénale internationale (CPI).

Pour Steven Vanackere, aider la rébellion en l'armant est toutefois "une étape trop loin". "Cela nous coûterait le soutien du monde arabe", a fait valoir le chef de la diplomatie belge, selon qui combattre aux côtés des rebelles est une étape que la communauté ne veut pas franchir.

Il a aussi exclu toute idée de "croisade" de l'Occident contre le régime Kadhafi et plaidé pour une composition "équilibrée" du groupe de contact sur la Libye mis sur pied mardi lors de la conférence internationale de Londres. La Belgique ne réclame pas nécessairement d'y participer mais ne refusera pas d'y siéger, a assuré le ministre.

Belga
Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK