Les vœux du CD & V : Koen Geens met en garde contre les dangers séparatistes en Belgique et en Europe

Koen Geens a tenu son discours à Louvain au cours de la cérémonie de Nouvel an du CD&V.
Koen Geens a tenu son discours à Louvain au cours de la cérémonie de Nouvel an du CD&V. - © DIRK WAEM - BELGA

Le vice-Premier, Koen Geens a tenu ce dimanche à Louvain un discours fédéraliste, mettant en garde contre les dangers des séparatismes qui menacent la Belgique et l’Europe.

"Faisons en sorte que l’expérience continue"


"Lorsque la Belgique a été fondée, beaucoup pensaient que nous ne tiendrions pas plus de dix ans. Elle a pourtant grandi jusqu’à devenir l’une des expériences les plus intéressantes qui soient. Faisons en sorte que cela continue, avec Bruxelles au centre. Cela ne nous a jamais fait de mal", a déclaré Koen Geens à l’occasion des vœux de Nouvel an du CD & V louvaniste.


►►►Lire aussi : coalition fédérale : le temps presse pour les informateurs et ça bloque toujours


 

La Belgique, une success story

Il rappelle à "ceux qui ont des idées séparatistes" que la Belgique appartient actuellement au club des pays les plus riches au monde, disposant des soins de santé et des universités parmi les meilleurs au monde.


►►► Lire aussi : Opinion : la Belgique peut disparaître par implosion


Évoquant les négociations fédérales, il a reconnu que ce n’était "pas toujours simple", et que les prochains mois "ne seront pas faciles non plus". Mais des régions comme l’Écosse, la Catalogne, le Pays basque, la Bretagne, où vivent des sentiments séparatistes forts, feraient mieux de rester membres à part entière de leur pays au sein de l’Union européenne.

L’Europe pour compter sur la scène internationale

Une Europe constituée de 50, 60 régions deviendrait ingouvernable, alors qu’elle est la seule plateforme permettant de vraiment compter sur la scène internationale, a prévenu Geens.

"Si nous devons dire à Poutine que l’Ukraine est un partenaire économique important ou à Trump qu’il n’agit pas toujours de manière très avisée au Moyen-Orient, nous devons être crédibles politiquement et militairement en tant qu’Union européenne", a plaidé Koen Geens.

Le CD & V, gage de stabilité ?

Avec à peine 19 sièges au parlement flamand et 12 à la Chambre, le CD & V a désormais un rôle différent, explique-t-il. "Le temps est révolu où des figures de proue comme Jean-Luc Dehaene et Marc Eyskens pouvaient dire : 'voici ce que nous allons faire'. N’attendez donc plus du parti qu’il parvienne à forcer les choses en deux temps trois mouvements. L’entreprise politique, d’ailleurs, est devenue fort compliquée du fait des changements dans la manière de communiquer. On disait qu’on allait tout faire mieux en Flandre ? Mais voyez comme il est difficile de bien s’entendre et se comprendre".


►►► Lire aussi : vœux de la N-VA : Bart De Wever fait un appel du pied au PS et tape sur l’Open VLD


Selon Koen Geens, le CD & V veut se profiler comme un facteur de stabilité dans un paysage politique à la dérive. "Nous ne devons rien faire d’insensé, mais rester calmement sur la ligne que nous avons choisi aujourd’hui", a-t-il ajouté.
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK