Les troupes d'élite pas équipées pour libérer le Pompei

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Les unités spéciales de la police fédérale n'ont pas pu libérer le Pompei de ses preneurs d'otage, faute de moyens. La Belgique n'a donc eu d'autre choix que de payer une rançon aux ravisseurs. C'est ce que rapporte jeudi la presse flamande sur base d'une note confidentielle.

La note évoque des problèmes d'armement. Pour pouvoir libérer les otages, l'équipe d'intervention de la police fédérale aurait du disposer d'armes de calibre 5.56 mais les unités spéciales ne disposent que d'armes 9mm, dont le pouvoir de pénétration est trop faible.

Ces équipes ne disposent en outre pas de suffisamment de lunettes de vision nocturne. Elles n'en possèdent que quatre, alors qu'il en aurait fallu quarante.

Idem pour les gilets de sauvetage: elles n'en ont que 20. Pour libérer le bateau et son équipage, la Belgique a finalement payé une rançon de 1,5 à 2 millions d'euros.

Au centre de crise du ministère de l'Intérieur, on se dit surpris de la fuite de cette note sans vouloir y réagir. Le député Paul Vanhie (LDD) devrait déposer une question parlementaire à ce sujet.

(Belga)

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