Les systèmes de transport intelligents déployés fin 2018 sur les routes wallonnes

Les systèmes de transport intelligents déployés fin 2018 sur les routes wallonnes
Les systèmes de transport intelligents déployés fin 2018 sur les routes wallonnes - © CAMILLE DELANNOIS - BELGA

Applications pour smartphones, véhicules connectés, pesage dynamique des poids lourds, amélioration des prévisions météo, etc: la fin de l'année 2018 est l'échéance annoncée lundi par le gouvernement wallon et son bras financier, la Sofico, pour mettre en service toute une série de projets de gestion "dynamique et intelligente" du trafic sur les autoroutes et les principales nationales de Wallonie.

166 millions d'euros

La Sofico a validé dernièrement le financement d'un plan d'investissements "ITS" (système de transport intelligent) élaboré avec l'administration wallonne, pour un total de 166 millions d'euros (moitié en investissement, moitié en exploitation).

"Ces investissements s'inscrivent dans la stratégie européenne de déploiement massif de l'ITS, première phase vers des véhicules totalement autonomes", a souligné le ministre wallon de la Mobilité, Carlo Di Antonio, en présentant ce plan à la presse au Centre PEREX, le centre de trafic de la Région wallonne, dont la surface est en train d'être quintuplée en contrebas de l'échangeur de Daussoulx (E42/E411).

Le plan prévoit notamment le développement d'un système de contrôle de la charge des poids lourds fondé sur un pesage des essieux au travers de capteurs installés dans la chaussée. Associé à un système de caméra ANPR (reconnaissance de plaque) le système pourra lister les camions en surcharge qui seront interceptés par des patrouilles et conduits sur des aires pour un pesage statique, en vue d'une éventuelle verbalisation.

Pour décembre 2018 est par ailleurs annoncé le développement d'applications web ou smartphones pour les usagers, qui remplaceront les bornes de secours, informeront sur l'état du trafic et les chantiers, ou diffuseront une web radio calibrée sur le tronçon où circule l'usager.

La mise en service d'une infrastructure capable d'interagir avec les "véhicules connectés", premier pas vers les véhicules sans chauffeurs, est également annoncée pour la fin de cette année, dans le cadre du projet européen C-Roads.

Même échéance pour le "PEREX 4.0 routier", supervision informatique et aide à la gestion du trafic, qui importera toutes les données des acteurs internes, enrichies de celles des acteurs externes.

Une bande d'arrêt d'urgence autorisée pour le covoiturage

Les projets-pilotes de bande d'arrêt d'urgence dédiée au covoiturage (radar infrarouge pour détecter le nombre d'occupants du véhicule), sur les tronçons de l'autoroute E411 Wavre-Bruxelles et Arlon-Sterpenich, sont eux annoncés pour septembre prochain.

Les premières phases des caméras de détection automatique d'incidents et de surveillance des parkings, ainsi que l'installation de nouveaux panneaux à messages variables sont aussi annoncées pour la fin de l'année, de même que des systèmes de comptage et l'augmentation de la fiabilité des prévisions météo pour le service d'hiver.

Cette dizaine de cahier des charges vient s'ajouter au plan lumières qui prévoit le remplacement progressif, à partir de fin 2018, de l'éclairage du réseau structurant par un système dont l'intensité peut être modulée selon le trafic et les conditions météo.

Facilité par la redevance kilométrique sur les poids lourds, le financement de ces projets doit permettre un "saut majeur dans les nouvelles technologies" dans les trois ou quatre prochaines années, selon l'administration wallonne et la Sofico.

"Nos routes et leurs bandes de circulation ne sont pas extensibles à l'infini", souligne Etienne Willame, directeur général au Service public de Wallonie (SPW). Pour l'administrateur délégué de la Sofico Jacques Delahu, les gains de temps générés par la fluidité du trafic routier se traduiront aussi en emplois créés pour le sud du pays, ainsi qu'en réduction des émissions polluantes.

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