Les syndicats sont prêts à poursuivre les actions après le 15 décembre

En région liégeoise, les zones industrielles les plus importantes sont totalement bloquées et la majorité des entreprises technologiques situées dans ces zones sont donc en arrêt forcé. A Namur également, certaines entreprises de production sont en grève, regrette Agoria. En Flandre, la région du port de Gand est totalement inaccessible et de nombreuses entreprises sont également bloquées par des piquets de grève. La fédération s'inquiète des conséquences à long terme que ces grèves pourraient avoir sur la position internationale des entreprises orientées vers l'export. "Ce sont ces entreprises qui vont une nouvelle fois payer le prix de ces actions", affirme Marc Lambotte, CEO d'Agoria.

Le Voka a quant à lui tenu à minimiser l'impact de la grève en Flandre puisqu'elle n'aurait affecté qu'entre "20 et 30%" des entreprises des deux provinces flamandes touchées par la grève de ce 1er décembre.

"Rendre les pauvres plus pauvres"

"Ils répètent que le mot 'concertation' est écrit 117 fois dans leur déclaration de politique générale. On leur demande de respecter une seule fois la concertation sociale", a déclaré le secrétaire général de la FGTB, Marc Goblet, à Rhisnes. ""Le gouvernement prend des mesures qui ont pour seul but de rendre les pauvres plus pauvres et les riches plus riches", a-t-il ajouté. A ceux qui accusent les grévistes d'être des "preneurs d'otages", Marc Goblet répond: "Quand ils se rendront compte de l'impact des mesures du gouvernement, ils réaliseront qu'ils auraient dû être à côté plutôt que contre nous."

Marc Goblet et Marie-Hélène Ska, secrétaire générale CSC, se sont ensuite rendus à Liège pour soutenir différents piquets de grève.

"Patrons, arrêtez votre arrogance"

Après s'être rendue à Namur en début de matinée,  "Il est important de dire merci aux travailleurs qui se sont mobilisés. Beaucoup n'ont pas l'habitude de faire grève. Le mouvement est large, soutenu. Continuons, restons groupés", a affirmé la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska, lors de sa visite aux Hauts-Sarts (Herstal). "Le 6 novembre dernier, le gouvernement fédéral s'est engagé à renouer la confiance. Nous attendons toujours un changement d'attitude", a-t-elle poursuivi. "Nous espérons que la mobilisation de ce jour contribuera à ce que nous soyons enfin pris au sérieux."

Aux patrons, la secrétaire générale de la CSC demande de "cesser l'arrogance qui est la vôtre. Le gouvernement vous a déjà mis quatre milliards d'euros sur la table, sans qu'aucune garantie d'emploi ne soit offerte", regrette-t-elle.

Avec agences

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