Les syndicats et une quarantaine d'ONG lancent un appel pour une justice fiscale plus juste

Ce 4 janvier est une date symbolique pour les trois principaux syndicats du pays, la FGTB, la CSC et la CGSLB. Aux côtés d’une quarantaine d’ONG, ils lancent un appel en faveur de la justice fiscale pour rétablir l’équilibre entre ceux qui payent trop d’impôts et ceux qui n’en payent pas assez.

Daniel Puissant, le porte-parole du Réseau pour la Justice Fiscale affirme, ce 4 janvier, certains ne payeraient déjà plus d’impôts, que les plus gros patrimoines se sont acquittés de leur contribution fiscale, alors que pour les autres contribuables, c’est seulement après plus ou moins six mois de travail qu’ils s’en seront acquittés.

Transparence fiscale

Une affirmation destinée avant tout à marquer les esprits, car en matière de fortune et de patrimoine, l’opacité règne en maître. Pour le Réseau pour la Justice Fiscale, c’est d’ailleurs un des éléments du problème.

"Ces particuliers ou ces sociétés placent leur argent dans des entités qui ne sont évidemment pas connues du fisc belge. Nous ne visons évidemment absolument pas l’épargne populaire. Il s’agit ici des détenteurs de capitaux largement supérieurs à un million d’euros."

La mise en place d’une réelle transparence fiscale, quelle que soit la nature des revenus, est l’une des propositions avancées par le réseau. Il préconise aussi le rétablissement des tranches d’imposition supérieures pour les très hauts revenus, des tranches supprimées lors de la réforme fiscale de 2001.

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