Les syndicats en référé contre les licenciements à l'hôtel Steigenberger à Bruxelles

Les syndicats FGTB et CSC ont introduit une action en référé auprès du tribunal de première instance de Bruxelles contre les 85 licenciements secs que veut mettre en oeuvre l'hôtel Steigenberger où il n'y aurait pas de place pour une alternative pour les travailleurs, annonçait samedi l'Echo. L'information a été confirmée à l'agence Belga.

Les syndicats et la direction de l'hôtel Steigenberger avaient engagé la procédure Renault, ce qui est habituel dans une série de licenciements, mais après la première phase les syndicats ont fait marche arrière. Dans cette première phase de la procédure Renault, des questions sont posées lors des consultations sociales et des alternatives sont proposées. Mais, selon les syndicats, l'employeur a "l'intention depuis le début de licencier toutes les femmes de chambre, employés de restaurant et employés et de confier ce travail à un sous-traitant", a précisé Christian Bouchat de la FGTB.

Via leur action en référé, les syndicats veulent que la CCT 32bis soit respectée. Cette dernière précise que l'hôtel doit d'abord essayer de transférer ses employés dans les mêmes conditions.

"Peut-on collectivement licencier des personnes et les remplacer plus tard par des sous-traitants, sans les transférer? C'est une question que seul le tribunal peut interpréter", a dit Christian Bouchat. "Nous ne voulons pas plus d'argent, mais nous voulons que les gens puissent a priori garder leur emploi", précise-t-il enfin.

Dans une réponse, la direction indique que son souhait est de garantir le fonctionnement de l'hôtel mais qu'elle est obligée d'agir vu la situation actuelle. A cause de la pandémie, le taux d'occupation est incertain, variant de 15% à 70% selon les jours. 

 

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