Des cellules non conformes au centre de Steenokkerzeel: l'inspection du travail a enregistré la plainte

  Selon les syndicats de police, aucune analyse n'a été faite avant l'ouverture du centre
Selon les syndicats de police, aucune analyse n'a été faite avant l'ouverture du centre - © FRANCOIS WALSCHAERTS - BELGA

Selon les syndicats de police, les cellules du centre administratif pour migrants en transit ouvert à Steenokkerzeel ne sont pas conformes à la législation européenne. Une situation délicate puisque des migrants y sont actuellement détenus.

Les organisations déplorent également les conditions de travail qui n'ont pas fait l'objet d'une analyse de risque par les autorités compétentes. Une plainte a été déposée auprès de l'inspection du travail, indique jeudi le permanent Syndicat National du personnel de Police et de Sécurité (SNPS), Frédéric Fortunato.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon et le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken avaient annoncé la création du centre début septembre. Les migrants en transit y sont redirigés dans l'attente d'une décision de l'Office des étrangers.

Un centre ouvert "dans l'urgence et l'amateurisme", selon le SNPS

D'après les syndicats, le corps de sécurité publique qui a été recruté au centre n'a pas les moyens d'assurer sa mission."Les lieux dans lesquels sont enfermés les migrants ne sont pas des cellules à proprement parler mais des chambres qui ne sont pas prévues pour la détention en termes d'hygiène, de surveillance et de sécurité. À leur arrivée au centre, les migrants sont placés dans une salle sans fenêtres, sans examen médical préalable alors que certains d'entre eux sont porteurs de maladies comme la gale ou la tuberculose. Les agents y sont exposés sans équipement adéquat", affirme Frédéric Fortunato.

La SNPS a porté plainte auprès de l'inspection du travail. Celle-ci a effectué lundi une visite à Steenokkerzeel et juge la plainte recevable. "Le centre a été ouvert dans l'urgence et l'amateurisme par pression politique, sans qu'une analyse de risque n'ait été faite", poursuit le responsable syndical.

Mercredi soir, le personnel a refusé d'assurer le service et seule une équipe réduite a travaillé.

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