Les souverainistes québecois ne veulent pas se montrer avec De Wever

Pauline Marois, leader du Parti Québécois
Pauline Marois, leader du Parti Québécois - © AFP PHOTO JACQUES DEMARTHON

Alors qu'elle multiplie les contacts avec les indépendantistes écossais ou catalans, la chef du gouvernement québécois Pauline Marois, qui dirige le parti souverainiste, ne tient pas à rencontrer le président de la N-VA.

En septembre dernier, les séparatistes du Parti québécois ont remporté les élections dans cette province francophone du Canada. Pauline Marois, la chef du parti souverainiste (le Parti Québécois) est alors devenue Premier ministre du Québec, au sein d’un gouvernement minoritaire. Elle est actuellement en voyage en Europe et elle rencontre ce mardi à Edimbourg le Premier ministre écossais Alex Salmond, indépendantiste lui aussi. Ce dernier veut organiser en 2014 un référendum sur le maintien de l’Ecosse dans le Royaume-Uni. Un accord de coopération est signé ce mardi entre le Québec et l’Ecosse, comme il en existe déjà entre la province francophone et la Bavière, la Catalogne et même la Flandre.

Avant de diriger le gouvernement québécois, Pauline Marois avait déjà eu des contacts avec des mouvements indépendantistes en Europe. Elle s’était rendue à Barcelone en 2010 et elle avait alors rencontré Artur Mas, le président catalan. Depuis la fin de l’année, la majorité au pouvoir en Catalogne prévoit d’organiser en 2014 un référendum d’autodétermination.

Moins fréquentable ?

Parmi les indépendantismes qui, comme en Ecosse et en Catalogne, ont le vent en poupe en Europe, on pense naturellement à la Flandre où la N-VA remporte un succès électoral croissant. Et pourtant, si Pauline Marois trouve naturel de nouer des contacts avec les indépendantistes écossais et catalans, elle ne tient pas à s’afficher avec le président de la N-VA Bart De Wever, selon le quotidien québécois La Presse. Dans l’absolu, une rencontre est possible "si l’occasion se présente… Mais elle ne se présentera pas, car on ne la créera pas" nuance le journal.

Pourquoi ? Comme il n’y a pas de mot d’ordre officiel, le journal, qui qualifie Bart De Wever d’"érudit", de "populiste", de "télégénique" et de "très marqué à droite", avance comme explication son attitude envers la minorité francophone. Alors que le Parti Québécois se bat pour les droits des francophones du Canada. C’est peut-être cela qui rend Bart De Wever un nationaliste moins fréquentable que d’autres, conclut le journal.

A.L. avec La Presse

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