Les soins de santé et la crise politique préoccupent le plus les Flamands

Les soins de santé et la crise politique préoccupent le plus les Flamands
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La crise sanitaire a éclipsé les préoccupations environnementales des Flamands. La plupart d’entre eux s'inquiètent de la pandémie et de la crise politique actuelle. Voilà l’une des nombreuses conclusions de "De Stemming", une étude menée par la VUB et l'Université d'Anvers pour le compte de la VRT et du Standaard.

Interrogés entre le 9 et le 28 avril, les 2040 participants à l’étude "De Stemming" ont clairement fait passer un message : les soins de santé sont le thème le plus important pour près de 40 % des Flamands. 

Selon Jonas Lefevere, professeur à l’université d’Anvers, ces résultats ne sont pas étonnants vu que la crise du coronavirus frappait de plein fouet la Belgique au moment de cette étude.

Le deuxième thème le plus important est la " représentation politique " (24 %) : " C’est une allusion aux disputes politiques. Les gens en ont marre. Je pense que dès que la crise du coronavirus sera passée, ce thème va revenir en premier plan ", analyse le professeur qui a participé à l’étude sur Radio 1.

Environ un an après les élections, les partis politiques ne parviennent toujours pas à s'entendre pour former un nouveau gouvernement fédéral. Ce manque de responsabilité politique agace au nord du pays.

Le troisième thème le plus évoqué est également lié à la crise politique : les problèmes communautaires touchent 11% des personnes interrogées. La crise du coronavirus met aussi en évidence les problèmes de structure de l’État belge : il suffit de penser à la répartition peu claire des compétences et aux nombreux ministres de la Santé qui y sont impliqués.

Finalement, la migration n’arrive qu’en quatrième position et les thèmes " environnement " sont relégués en bas du classement.

Le VB gagne, la N-VA perd

Cette étude permet de tirer d’autres conclusions. Le Vlaams Belang est par exemple le premier parti en Flandre avec 24,5% d'intentions de vote, une progression de 6% par rapport au dernier scrutin régional de mai 2019. De son côté, la N-VA perd des plumes (-4,5%) et flirte avec la barre des 20 %. Le PTB progresse aussi en passant de 5,3 % à 8,2 %.


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Les partis au pouvoir en Flandre (N-VA, CD&V et Open Vld) perdraient par ailleurs leur majorité.

L’enquête organisée par la VRT et De Standaard montre le caractère volatil des électeurs flamands : un an après les élections, 17,5 % des Flamands voteraient différemment.