Maggie De Block invite les Afghans à... réintroduire une demande d'asile

Après leur sit-in a Mons, les sans-papiers afghans rencontrent Maggie De Block et Elio Di Rupo ce 24 décembre
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Après leur sit-in a Mons, les sans-papiers afghans rencontrent Maggie De Block et Elio Di Rupo ce 24 décembre - © VIRGINIE LEFOUR - BELGA

Les sans-papiers afghans espèrent toujours un moratoire de droit sur les expulsions vers leur pays d'origine, toujours en guerre. Ce 24 décembre, ils ont rencontré Maggie De Block et Elio Di Rupo à 11h. Le groupe et leur comité de soutien ont quitté la grand place de Mons lundi après un sit-in de 24 heures. Leur demande d'asile a été refusée et ils doivent quitter le territoire. Ils demandent à ne pas être expulsés. Jusqu'à présent la secrétaire d'Etat Maggie De Block avait toujours refusé. Ce mardi, à la suite de leur rencontre, elle les a invités à réintroduire des demandes d'asile.

Occupations, manifestations, et dernièrement cette marche jusqu'à Mons : les actions des sans-papiers afghans leur ont permis de rencontrer des responsables politiques, à plusieurs reprises. Mais les réponses de ces derniers ne varient guère. En substance, la règle c'est la règle. Pas question d'y déroger.

Les différentes demandes d'asile introduites par ces afghans ont été refusées. La Belgique estime sur base de critères fixés par le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies que les régions dont proviennent ces demandeurs d'asile ne présentent pas de risques. Mais leur version est différente. Ils maintiennent qu'ils courent un danger s'ils rentrent dans leur pays et demandent donc un moratoire sur les expulsions.

A la suite de leur rencontre avec le Premier ministre Elio Di Rupo et la secrétaire d'Etat à l'Asile et à la migration, Maggie De Block, cette dernière les a invités à réintroduire une demande d'asile. Si le mot n'est pas prononcé, cette situation pourrait donc être assimilée à un moratoire de facto.

Cela fait plusieurs mois que les sans papiers afghans mènent des actions pour mobiliser l'opinion publique, avec plus ou moins de succès. Les syndicats, CSC et FGTB demandent maintenant au gouvernement de faire preuve de créativité pour trouver une issue positive dans ce dossier.

A la sortie de l'entretien ce midi, Alexis Deswaef, de la Ligue des Droits de l'Homme, qui faisait partie de la délégation reçue, se disait satisfait. Frédérique Mawet, directrice du CIRE, coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers attend une réponse collective mais qui passera par des demandes individuelles. Le mois qui vient sera décisif.

RTBF

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