Les représentants de "Police Unifying Movement" attendent d'être reçus par Jan Jambon

Les représentants de "Police Unifying Movement" attendent d'être reçus par M. Jambon (2)
Les représentants de "Police Unifying Movement" attendent d'être reçus par M. Jambon (2) - © Tous droits réservés

Les représentants du groupe Facebook "Police Unifying Movement" attendent toujours d'être entendus et reçus par le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, a indiqué vendredi Manu Vervier, administrateur et créateur du mouvement qui compte aujourd'hui plus de 22.000 membres. Jeudi matin, entre 1.000 et 2.000 policiers se sont rassemblés dans le centre de Bruxelles pour faire entendre leur voix.

Une lettre avait été envoyée à tous les présidents de parti et plusieurs députés parlementaires, demandant à ceux-ci de pouvoir discuter des griefs de la police. Seuls quatre ont répondu, a spécifié Manu Vervier. Une délégation de "Police Unifying Movement" a ainsi rencontré jeudi le président du MR Olivier Chastel, la députée du PS Nawal Ban Hamou et le vice-président du cdH Hamza Fassi-Fihri. Ecolo s'était également manifesté mais aucune date n'a pu être fixée.

Un millier de policiers à Bruxelles jeudi

"La police, qui compte 40.000 agents, est une cocotte-minute et je ne sais pas jusque quand va tenir le couvercle. Les politiques ne se rendent pas compte des spécificités du métier et de la charge psychologique que nous devons subir. Mais hier, ils nous ont écoutés, nous ont donné leur point de vue, différent entre majorité et opposition évidemment, et nous ont fait des promesses", a souligné celui qui est également enquêteur à la police judiciaire fédérale de Liège. Le groupe attend maintenant une entrevue avec le ministre de l'Intérieur Jan Jambon et le commissaire général Marc De Mesmaeker.

Jeudi matin, entre 1000 et 2000 policiers étaient présents rue de l'Amigo à Bruxelles pour demander de revenir au statut de 2001 (lorsque les forces de l'ordre ont été rassemblées en une police intégrée, NDLR). Le mouvement non centralisé revendique le rétablissement de tous les acquis sociaux "détricotés" ces dernières années, notamment en matière de pension et de jours de maladie, une révision à la hausse des barèmes salariaux, un statut unique pour toutes les forces de l'ordre et des "peines maximales" pour les auteurs de violences contre les policiers.

Les policiers qui participent au mouvement ne se sentent écoutés ni par le gouvernement, ni par leur syndicat, a précisé l'enquêteur liégeois. "À la police, il n'y pas de scrutins sociaux pour élire les syndicats, ce n'est pas comme dans le privé. La méthode n'est pas démocratique", estime-t-il.

Si le groupe ne prévoit pas d'autres actions concrètes dans les jours à venir, il appelle ses collègues policiers à se rassembler pacifiquement dans leur localité afin de poursuivre le mouvement.

L'appel à ne pas verbaliser entre le 1er et le 14 novembre avait été lancé par un membre du groupe Facebook. Le nombre d'automobilistes qui ont été "éduqués à la bonne conduite et au respect des règles de circulation" ainsi que le nombre de participants à l'action n'est pas connu de M. Vervier.

Le groupe "Police Unifying Movement" a manifesté à Bruxelles le 15 novembre

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