"Les règles s'appliquent à tous"… Les critiques fusent après la déclaration de Nollet sur la bulle sociale

Le coprésident d’Ecolo, Jean-Marc Nollet, a expliqué ce matin qu’il ne respectait plus la bulle d’une personne établie par les autorités. Cette déclaration a suscité de nombreuses indignations sur les réseaux sociaux. Paul Magnette en a même "les bras qui tombent". Le Premier ministre, Alexander De Croo, et la ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden, rappellent que "les règles s'appliquent à tous".

Le coprésident du parti Ecolo, Jean-Marc Nollet a rappelé dans l’Invité de La Première que, depuis le mois de novembre, nous vivons dans une bulle limitée à une personne en plus au sein d’un foyer. La question lui a alors été posée, s’il respectait cette bulle ? Sa réponse est claire : "Non". Et pour être précis, il ajoute ceci : "Au début, oui, je respectais la bulle, mais depuis quelques semaines, je m’autorise à accueillir deux personnes, un couple".


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Le président du PS, Paul Magnette, était l’un des premiers à réagir à cette annonce :

Interrogé par la RTBF, Maxime Prévot, président du cdH, explique quant à lui que la règle est incohérente : "La règle doit être changée, cela fait des semaines que je le demande. Dès lors qu’Ecolo a décidé cette règle, le moindre de respect vis-à-vis de tous les indépendants, les artistes, les soignants, les citoyens […], c’est qu’eux-mêmes donnent l’exemple."

Pour François De Smet, président de DéFI, les représentants des partis de la majorité doivent donner l’exemple :

La figure de proue PTB Raoul Hedebouw a quant à lui pointé la responsabilité politique d'Ecolo qui faite partie du gouvernement fédéral, bruxellois et wallon :  

Face à la volée de critiques, le coprésident Ecolo a répliqué :

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, est quant à lui plutôt doux envers son collègue Nollet. Il souhaite profiter de cette sortie pour relancer un débat sur l'assouplissement des règles de la bulle sociale: "C'est très dur de voir que son voisin ou son patron ne respectent pas les règles, et donc aussi les politiques. Je crois qu'il faut un peu plus d'empathie aujourd'hui et comprendre que c'est dur pour tout le monde. Je préfère qu'on en fasse un vrai débat de fond afin de faire évoluer cette bulle plutôt que de se focaliser sur un individu."

Les règles s'appliquent à tout le monde et elles sont là pour une bonne raison

De son côté, le Premier ministre a souhaité mettre les points sur les I par la voix de son porte-parole: "Les règles s’appliquent à tout le monde et elles sont là pour une bonne raison : lutter contre la propagation du virus. Ce n'est pas toujours facile, mais c'est justement parce que tant de Belges ont fait des efforts ces derniers mois que nous sommes parvenus à éviter une troisième vague dans notre pays. Respecter les règles en vigueur est le meilleur moyen de garder les chiffres sous contrôle. Les derniers mois l'ont prouvé."


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Il concède aussi que c'est difficile à tenir et ouvre la voie à d'éventuelles assouplissements lors du comité de concertation prévu vendredi : "Nous voulons tous retrouver au plus vite notre vie d’avant. C'est la raison pour laquelle le Comité de concertation examinera également vendredi comment donner plus de perspectives dans les semaines et les mois à venir, sans prendre le risque d’une troisième vague."

La ministre de l'Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V) va dans le même sens que le Premier ministre: "La loi s'applique à tout le monde. Et monsieur Jean-Marc Nollet devrait, de par sa fonction, donner le bon exemple. Je regrette donc les propos qu'il a tenus dans la presse". Avant d'ajouter: "Je comprends que les règles pèsent sur certaines personnes. Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous prenons, avec le comité de concertation, ces décisions. Nous le faisons car nous n'avons pas d'autre choix. Nous cherchons cependant toujours l'équilibre entre la situation épidémiologique dans notre pays et le bien-être mental des Belges."

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