Quand, dans quels lieux, à quel âge, quelles sanctions? Tout savoir sur l'extension du Covid Safe Ticket à Bruxelles, officiellement approuvée par le Parlement

Permettre les événements de masse sans augmenter le risque, c’est l’objectif du Covid Safe Ticket. Pour rappel, il certifie que vous êtes doublement vacciné ou que vous êtes guéri depuis 180 jours maximum ou que vous disposez d’un test PCR effectué dans les 48 heures.

A Bruxelles et en Wallonie, ce pass va s’imposer. Les représentants des cabinets du Gouvernement bruxellois ont détaillé les règles qui s'appliqueront en Région bruxelloise après avoir été entérinées et votées par les parlementaires, ce vendredi en fin de journée.

Dès le 15 octobre

Vendredi prochain, dans toute la Région de Bruxelles Capitale, le Covid Safe Ticket sera indispensable à l’intérieur des cafés et restaurants et des dancings. Il sera aussi obligatoire à l’intérieur des clubs de sport mais aussi à l’extérieur quand l’activité rassemble 200 personnes. Il s’imposera dans les établissements culturels ou festifs, les foires et congrès rassemblant 50 personnes à l’intérieur ou 200 à l’extérieur. Les hôpitaux et maisons de repos l’exigeront également.
En dessous de ces jauges, un organisateur pourra aussi instaurer, volontairement, le CST.

Où le CST n’est-il pas obligatoire ?

Si l’on reste sous les marges de 50 personnes en intérieur et de 200 en extérieur, le CST n’est pas obligatoire dans les événements privés. Il ne l’est pas davantage dans les transports publics, les services publics, les magasins et les centres commerciaux ou sur le lieu de travail.

Qui doit s’y soumettre ?

Le CST est obligatoire dès 16 ans sauf à l’intérieur de groupes scolaires. Il est aussi obligatoire – dès 12 ans – dans les maisons de repos ou lors d’événements de masse.
Par ailleurs, les services de soins peuvent toujours limiter les visites. Le CST y est juste une mesure supplémentaire.

Le masque est-il encore obligatoire ?

Le masque reste obligatoire pour le personnel travaillant dans les établissements cités plus haut. Il l’est également pour les consultations à l’hôpital et pour les patients et ceux qui les accompagnent. De façon générale, il reste imposé à tous ceux qui, dans les circonstances énoncées plus haut, ne sont pas soumis au CST. Par exemple, pour les jeunes de 12 à 16 ans ou dans un événement en extérieur rassemblant moins de 200 personnes...

Un nid de souris

Les règles sont donc assez touffues. Dans certains cas, elles peuvent même paraître incohérentes.

Ainsi, par exemple dans un restaurant, un jeune de moins de 16 ans doit porter le masque quand il se déplace.

A partir de 16 ans, avec un CST, ce n’est pas requis. Tout ceci est en fait le fruit de négociations avec les différents secteurs.

Mais du coup, le citoyen risque bien de s’égarer dans le détail des mesures.

Contrôle

Pourtant, il y aura des contrôles. Les exploitants et les organisateurs d’événements vérifieront données d’identité et QR code. Ils ont mandat pour le faire. Ils pourront éjecter ceux qui ne veulent pas se soumettre de bonne grâce ou ceux qui ne sont pas en règle.

Des sanctions sont prévues: de 50 à 500€ d’amende pour un visiteur et jusqu’à 2500€ pour un organisateur qui prendrait ce règlement par-dessus la jambe.


Lire aussi: Covid Safe ticket à Bruxelles dès le 15 octobre : qui sera exempté ?



A priori, l’usage du CST s’imposera jusqu’au 15 janvier. Si le contexte s’améliore, il y sera mis fin avant ; si la situation reste compliquée, il sera prolongé.

Une première protestation

Le Gouvernement bruxellois tient pour acquises les modalités expliquées ici. Or, elles ne sont pas encore votées par les députés bruxellois.
L’exposé des règles avant qu’elles n’aient été évaluées et soumises au vote des parlementaires a fait bondir le cdH.

 Dans un communiqué, Céline Frémault parle de déni de démocratie, de négation du pouvoir législatif. La cheffe de groupe cdH a donc annoncé que les membres de son parti ne participeraient pas à "une mascarade de débats et de vote".

Covid Safe Ticket à Bruxelles: JT 08/10/2021

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