Les professeurs de morale écrivent à leurs ministres

Les professeurs de morale écrivent à leurs ministres
Les professeurs de morale écrivent à leurs ministres - © ADRIAN PACLISAN - AFP

Dans une lettre à Joëlle Milquet (cdH), ministre de l'Education, et Rudy Demotte (PS), ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les professeurs de morale demandent qu’on reconnaisse leur neutralité. Le problème, selon eux, c’est un texte de 1994, un décret de la communauté française qui précise que la morale est inspirée du libre examen. Ce qui ferait du cours de morale un cours philosophiquement engagé.

Le collectif des profs de morale demande qu'on gomme cette mention parce que cette référence au libre examen, chez nous, ça ramène inévitablement à la laïcité engagée, incarnée par le Centre d’Action Laïque (CAL) qui est reconnu comme un culte, et financé à ce titre. Donc non neutre. Or ces professeurs de morale le rappellent : ils n’ont rien à voir avec le centre d’action laïque.

Charles Deheselle est membre du collectif explique : "Nous n’avons rien à voir avec le CAL, puisqu’il ne nous nomme pas. Nous sommes nommés par notre pouvoir organisateur (PO), donc nous avons la même qualité statutaire qu’un professeur de français ou de science"

Nous sommes donc neutres clame le collectif, et nos cours aussi. Ils s'opposent ainsi à la décision de la Cour constitutionnelle, qui avait abouti à la mise en place cette rentrée, un peu en catastrophe, de l'Encadrement Pédagogique alternatif (EPA) qui a coûté des heures aux profs de morale, et qui n'a selon le collectif, aucune raison d'être.

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