Les problèmes de Kris Van Dijck tombent mal pour la N-VA

Les problèmes de Kris Van Dijck tombent mal pour la N-VA
Les problèmes de Kris Van Dijck tombent mal pour la N-VA - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

La N-VA a déjà connu des élections difficiles. A la Chambre, elle a perdu 8 sièges. Comme au Parlement flamand. Et le parti qui en a profité, c’est le Vlaams Belang, le principal adversaire du parti nationaliste flamand.

Depuis les élections, la N-VA est loin de fanfaronner. Les consultations au niveau flamand n’avancent pas. Bart De Wever, le formateur en tant que président de la N-VA, a même décidé unilatéralement de les stopper. Il veut, dit-il, y voir plus clair au niveau fédéral avant de les reprendre. Le chef de file n’est pas en Belgique pour le moment. Il se trouve en Colombie où il assiste au "World Cities Summit", le forum mondial des maires, qui se tient cette année du 10 au 12 juillet à Medellin.

La crainte de Bart De Wever est d’être mis sur la touche au niveau fédéral par le CD & V et l’Open VLD. Et la N-VA de répéter que le prochain gouvernement fédéral doit obligatoirement avoir une majorité dans le groupe linguistique flamand. Ce n’est pas l’effet du hasard, à quatre, le CD & V, l’Open VLD, Groen et le sp.a n’ont en effet pas de majorité.

Mais ce 11 juillet à la cérémonie officielle de la Fête flamande, Herman De Croo, l’ancien président Open VLD de la Chambre, a expliqué que cette obligation de majorité dans les groupes linguistiques ne tenait pas la route." Nous avons eu un gouvernement fédéral raisonnable et convenable durant 5 ans avec une minorité d’élus francophones." Le contournement de la N-VA est publiquement évoqué.

L’affaire Van Dijck, une aubaine pour le Vlaams Belang

Dans ce contexte, les problèmes de Kris Van Dijck tombent mal. Depuis une semaine, il est dans la tourmente. D’abord, pour un accident de roulage alors qu’il conduit en état d’ivresse, ce qui donne une mauvaise image pour un président d’assemblée. Et aujourd’hui, son rôle éventuel, précisons qu’il nie tout acte illégal, dans une fraude sociale au profit de sa maîtresse. Ce qui a contraint Kris Van Dijck à démissionner ce 11 juillet, jour de la Fête flamande, trois heures après avoir prononcé son discours à l’Hôtel de ville de Bruxelles.

Comme les autres partis, le Vlaams Belang n’a rien à rajouter. L’image que la N-VA veut véhiculer d’un parti sans tache, loin des affaires, est écornée. Cela fragilise un peu plus la N-VA après une baisse conséquente aux élections, une extrême droite flamande qui sait où frapper pour lui faire mal et des partis jusqu’ici partenaires, qui pourraient la contourner au fédéral. Aujourd’hui, la N-VA n’affiche plus la même position de force et de sûreté d’elle-même qu’il y a 5 ans. Le climat a quelque peu changé.


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