Les policiers belges inquiets après des menaces proférées à leur encontre

Les policiers belges inquiets après des menaces proférés à leur encontre
Les policiers belges inquiets après des menaces proférés à leur encontre - © SOPHIE KIP - BELGA

Existe-t-il des risques particuliers pour nos policiers ? Depuis quelques jours, des sms relayant l'existence de menaces terroristes sur les agents et leur famille, circulent parmi les policiers. Au point que certains ont préféré fermer leurs comptes sur les réseaux sociaux, ou supprimer les photos d'eux, et de leurs proches. Une certaine inquiétude, pour ne pas dire psychose, s'installe également.

Joint par la RTBF, Vincent Gilles, le président national du SLFP Police, le Syndicat libre de la fonction publique, confirme l’existence de ces sms. Au départ, il explique s'être montré prudent. Mais de nouveaux éléments l'inquiètent : "Jusque là, ma foi, un sms n'étant pas un élément concret démontrant un risque, on pouvait tomber dans la psychose. Donc nous sommes restés calmes et sereins. Cependant, depuis vendredi, nous savons qu'il existe une note de l'OCAM, l'office de coordination et d'analyse de la menace, qui développe très clairement et de manière argumentée la nécessité de veiller à la sécurité des collègues sur le terrain, et même dans leur vie privée. Donc, nous avons réagi évidemment promptement puisque nous avions un élément concret et nous avons exigé du ministre de l'Intérieur une réunion en extrême urgence pour aborder justement les mesures à prendre pour sécuriser le plus possible les collègues sur le terrain. Ainsi, vous devez savoir que des zones de police envoient pour le moment sur le terrain, protéger des bâtiments de type religieux, des collègues agents de police qui sont sans arme, ou des collègues cyclistes qui sont sans gilet pare-balles. C'est absolument inacceptable évidemment et nous devons réagir".

Quant à savoir quel est le message de ces sms, Vincent Gilles répond : "Selon ce que j’en sais, il s’agissait d’informations émanant de collègues policiers français qui eux-mêmes avaient recueilli des informations, soit verbales, soit par sms, et qui donc "forwardaient" le sms reçu. Messages qui stipulaient que puisque la police avait eu trois des leurs, et bien eux allaient s’occuper des policiers et de leur famille. Voilà en gros ce que disait ce message".
 

C.B. avec A. Goncalves

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